Lors d'un récent débat télévisé, la candidate de la droite et du centre à la mairie de Marseille, Martine Vassal, a suscité une vive controverse en évoquant le triptyque "Travail, famille, patrie", une devise historiquement chargée liée au régime de Vichy. Lors de cet échange, organisé par BFMTV et le quotidien local La Provence, Vassal a déclaré : "Je partage les préoccupations de certaines personnes qui votent pour le Rassemblement national... mais mes valeurs n'ont jamais changé : c'est le mérite, le travail, la famille, la patrie".
Ce sont mes valeurs
Cette référence a provoqué une réaction immédiate de son adversaire, le maire sortant Benoît Payan (divers gauche), qui a notamment souligné que des valeurs aussi chargées d'histoire devaient être considérées avec prudence. Vassal a toutefois maintenu ses propos, déclarant : "Oui, d'accord, mais c'est mon slogan et mes valeurs... elles passent peut-être de mode, mais j'assume mes valeurs". Ce débat a entraîné une vague d'indignations sur les réseaux sociaux, tant de la part des utilisateurs que d'experts politiques.
Franck Allisio, candidat RN à la mairie, a réagi en soulignant que les héritages historiques doivent être pris au sérieux dans le langage politique : "Hormis le macronisme et la devise pétainiste que vous venez d'employer, ce qui nous rassemble au second tour est plus important que ce qui nous sépare". De son côté, Romain Simmarano, numéro deux sur la liste de Vassal, a condamné ceux qui, selon lui, instrumentalisent une fausse polémique. "Le pétainisme, c'est l'abomination qui défigure la France pour toujours", a-t-il exprimé sur BFM Marseille.
Cette incident illustre des dynamique politiques complexes dans un climat électoral déjà tendu, où les mots peuvent avoir un poids lourd de conséquences.







