A Nice, à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars, Éric Ciotti a récemment présenté sa liste de 70 colistiers, où se trouvent discrètement huit membres du Rassemblement national local. Cette présence, bien que subtile, a attiré l'attention dans le contexte politique actuel, où le candidat, député niçois et président de l'UDR, est en bonne position face au maire sortant, Christian Estrosi, comme le révèle un sondage récent.
Parmi ces huit candidats du RN, six pourraient devenir des figures clés de l'exécutif municipal si Ciotti remporte les élections. Benoît Kandel, responsable de la section niçoise du RN, a rappelé lors d’une déclaration : "Nous avons obtenu 32% des voix lors des dernières élections européennes à Nice, soit un Niçois sur trois." L'ancien colonel de gendarmerie et ancien adjoint de Christian Estrosi figurera également sur la liste en position éligible.
Ciotti a précisé que sa liste était "sans étiquette" et se composait de candidats issus de divers horizons politiques, principalement de la droite. Il a notamment formé une alliance entre son parti et le RN, intégrant des anciens membres de l'UDI ainsi que Jean-Marc Governatori, ancien candidat de gauche lors des dernières municipales.
Notamment, la campagne de Ciotti se distingue par un matériel promotionnel où les noms d’UDR ou du RN ne figurent pas, préférant mettre en avant le slogan : "Éric Ciotti, le meilleur est à venir". Ce choix stratégique semble destiné à élargir son appeal électoral.
Sur la liste ne figure pas Jean-Pierre Rivère, président du club de football local, malgré des promesses de Ciotti concernant un poste de 1er adjoint. Rivère a dû se retirer pour éviter un potentiel conflit d’intérêts, mais il reste un soutien actif de Ciotti.
Malgré des tensions, comme l'annulation initiale de la liste par le préfet des Alpes-Maritimes pour un conflit d'intérêts, le tribunal administratif a rétabli les droits de Ciotti. Pendant ce temps, la gauche se présente fragmentée avec des listes écologistes, PS-PCF et LFI, laissant présager un second tour où leurs électeurs pourraient jouer un rôle crucial. Le camp Estrosi, quant à lui, tente de dissuader les électeurs en qualifiant Ciotti de "candidat de l'extrême droite".
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