Les forces américaines ont entamé lundi leur retrait d'une base située dans le nord-est de la Syrie, avec l'objectif de quitter complètement le pays d'ici un mois, selon des sources auprès de l'AFP.
Cette décision survient alors que le gouvernement central de Damas, soutenu par Washington, renforce son influence et s'implique dans la coalition anti-jihadiste.
Lundi, les États-Unis ont commencé à se retirer de la base de Qasrak, située dans la province de Hassaké, essentielle aux Kurdes. Un observateur de l'AFP a témoigné d'une colonne de poids lourds transportant des équipements militaires se dirigeant vers la frontière irakienne.
Au cours des deux dernières semaines, les forces américaines avaient également quitté deux autres bases, à al-Tanf et al-Chaddadi.
"D'ici un mois, il n'y aura plus aucune présence militaire américaine sur place," a affirmé un responsable syrien sous couvert d'anonymat.
Jusqu'à présent, environ 1 000 militaires américains étaient déployés en Syrie dans des zones échappant au contrôle de Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 par une coalition islamiste.
Ces forces menaient des opérations aériennes contre l'État islamique (EI), qui, malgré sa défaite en 2019, conserve des cellules dormantes dans le pays et a récemment exhorté ses partisans à défier les nouvelles autorités syriennes.
Un diplomate non identifié a précisé que "le retrait sera finalisé dans les vingt prochains jours" et que les États-Unis ne conserveraient pas de bases en Syrie.
Par ailleurs, un responsable kurde a confirmé que la coalition internationale comptait terminer son retrait en trois à cinq semaines, après près de douze ans de présence.
"Dans les jours à venir, des convois transporteront les équipements militaires restants, y compris des radars et des missiles, des deux dernières bases," a-t-il ajouté, mentionnant Qasrak et Kharab al-Jir.
Ce retrait s'effectue alors que les Forces kurdes doivent être intégrées à l'armée syrienne, conformément à un accord récemment établi, sous l'impulsion de Damas.
Les États-Unis ont déclaré que la mission initiale des Kurdes en tant que force principale contre l'EI était largement complétée, étant donné l'adhésion de leur dirigeant Ahmad al-Chareh à la coalition.
Suite au déploiement des forces gouvernementales dans des zones précédemment contrôlées par les Kurdes, l'armée américaine a transféré plus de 5 700 suspects de l'EI vers l'Irak pour garantir leur détention.
Les militaires ont également évacué le camp d'al-Hol, un site abritant des familles de jihadistes étrangers, après des évasions de masse.
Finalement, ce retrait américain a lieu alors que les États-Unis renforcent leur présence militaire autour de l'Iran, menacée en cas d'échec des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran.







