Quatre sources proches des discussions ont révélé qu'une somme substantielle aurait été versée au groupe armé de Boko Haram, responsable du kidnapping de près de 300 élèves et membres du personnel d'une école le 21 novembre 2025. Bien que les autorités nigérianes aient nié ces allégations, plusieurs informateurs au sein des services de renseignement insistent sur le versement d'une "énorme" rançon, s'élevant à plusieurs millions de dollars, pour garantir la libération des enfants, comme l'indique Le Parisien.
Dans un acte dérangeant, deux commandants de Boko Haram auraient également été libérés dans le cadre de cet arrangement, ce qui va à l'encontre de la législation nationale prohibant les paiements aux ravisseurs. Les fonctionnaires du gouvernement continuent de relayer leur déni quant à tout paiement réalisé, malgré les preuves suggérant le contraire.
L'argent acheminé par hélicoptère
Boko Haram, qui a intensifié sa campagne d'insurrection depuis 2009, est impliqué depuis longtemps dans des enlèvements massifs. Selon des sources sécuritaires, le djihadiste Sadiku, connu pour sa redoutable influence, serait à l'origine de ce kidnapping. Les enfants de l'école Saint Mary ont finalement été libérés après deux semaines de négociations dirigées par Nuhu Ribadu, le conseiller à la sécurité nationale du Nigeria, alors que le gouvernement persistait à affirmer qu'aucune rançon n'avait été versée.
Néanmoins, des sources proches du dossier ont confié à l'AFP que la rançon pourrait atteindre 40 millions de nairas par personne, représentant environ 7 millions de dollars au total, alors qu'une autre évaluation estime ce montant à près de 1,5 million de dollars. L'argent, acheminé par hélicoptère vers le fief de Boko Haram à Gwoza, aurait été remis à Ali Ngulde, un commandant reconnus du groupe.
Le Nigeria, déjà éprouvé par des enlèvements massifs orchestrés par des bandes armées et des groupes djihadistes, peine à endiguer cette vague de violence, laissant craindre que les autorités soient incapables de protéger les citoyens face à cette menace persistante.







