Selon l'ONG Human Rights Concern Eritrea (HRCE), plus de 3 000 réfugiés érythréens ont été appréhendés en Egypte depuis le 10 janvier. Des témoignages alarmants font état de « violences physiques, refus de soins » et de « violences sexuelles » infligées aux détenus. L'ONG exhorte les Nations Unies à « intervenir immédiatement pour empêcher les expulsions ».
L'Erythrée, un pays de la Corne de l'Afrique avec une population d'environ 3,5 millions d'habitants, est dirigée par Isaias Afwerki depuis 1993 sans jamais avoir organisé d'élections. Cet Etat ultra-restrictif maintient un service militaire indéfini, poussant de nombreux jeunes à chercher refuge à l'étranger. Des sources indiquent qu'une partie des réfugiés, enregistrés auprès du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), risquent d'être expulsés, ce qui enfreint le droit international, selon le HCR lui-même.
En réponse aux inquiétudes, le ministre de l'information érythréen, Yemane G. Meskel, n'a pas rassemblé de commentaires à ce sujet, se limitant à des déclarations peu concrètes concernant la situation.
Une répression systématique en Erythrée
Les relations entre l’Egypte et l'Erythrée, toutes deux en tension avec l'Éthiopie, se sont resserrées récemment. L'Egypte s'oppose à la construction d'un barrage éthiopien sur le Nil, tandis que l'Erythrée craint de perdre l’accès à son port d'Assab.
HRCE met en lumière la situation des détenus en Erythrée, où plus de 10 000 prisonniers d'opinion, y compris des journalistes et des militants, croupissent dans les prisons, souvent sans procès. L'Egypte d'Abdel Fattah Al-Sissi, au pouvoir depuis 2014, est également épinglée pour ses violations des droits humains, avec des dizaines de milliers de prisonniers politiques.
L'interdiction du gouvernement égyptien de rendre la voix aux dissidents et son bilan catastrophique en matière de droits de l'homme soulèvent des préoccupations internationales. La communauté internationale appelle à une attention accrue sur la situation critique des réfugiés érythréens et les violations qui se produisent sur le territoire égyptien. Source.







