Le Quai d'Orsay a exprimé son mécontentement après l'absence de l'ambassadeur américain Charles Kushner à une convocation cruciale, qui s'est tenue le soir du 23 février. Cette réunion visait à aborder les déclarations accrues de l'administration Trump concernant la mort de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite. Selon des sources internes, le ministre Jean-Noël Barrot a jugé cette situation inacceptable, déclarant dans un communiqué que « face à cette incompréhension des attentes fondamentales de son rôle, il est préférable que l'ambassadeur n'ait plus accès direct aux membres du gouvernement français ».
Malgré les tensions, le ministère a insisté sur le fait que Kushner pourrait encore jouer un rôle constructif dans les relations franco-américaines. « Il est toujours possible qu'il présente ses excuses et engage un dialogue qui pourrait apaiser les malentendus », a-t-il insisté. Cela reflète une volonté de maintenir le dialogue malgré les frictions en cours.
L'ambassade des États-Unis a également relayé un message du bureau de l'antiterrorisme du département d'État, qui a déclaré que la mort de Deranque, tué dans des circonstances controversées, devrait susciter des inquiétudes. « L'extrémisme violent de gauche est en hausse et représente un danger pour la sécurité publique », a-t-on pu lire, renforçant la polarisation des opinions.
Passe d’armes avec Giorgia Meloni
Cette situation a été exacerbée par les commentaires de la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, qui a pris part au débat, provoquant une réaction de la part d'Emmanuel Macron. Ce dernier lui a conseillé de s'abstenir de « commenter ce qui se passe chez les autres », soulignant ainsi les tensions qui entourent ce sujet.
Des sources diplomatiques ont fait savoir que Kushner avait délégué un responsable de son ambassade, invoquant des « engagements personnels ». Aucun commentaire n’a été fourni par l’ambassade américaine dans l’immédiat. Rappelons que l'ambassadeur avait déjà été convoqué en août dernier après des remarques jugées inappropriées de sa part concernant l'antisémitisme en France.







