Dimanche dernier, Guadalajara, la deuxième plus grande ville du Mexique, a connu une journée cauchemardesque. En réaction à la mort de Nemesio Oseguera, connu sous le nom d'El Mencho, le cartel Jalisco Nouvelle Génération (CJNG) s'est lancé dans une vague de violences.
Les habitants, terrorisés, ont retrouvé la ville sous le choc de fusillades, de véhicules incendiés et de commerces attaqués. Les routiers ont bloqué plusieurs axes en représailles à l'opération militaire ayant mené à l'élimination de leur leader, provoquant ainsi un véritable état d'urgence.
« C'était un film d'horreur », a déclaré Carla, une étudiante de 22 ans. Elle se souvient des échanges de tirs qui ont frappé sa communauté, laissant beaucoup d'habitants confinés chez eux. Les autorités, face à la peur grandissante, ont temporairement fermé aéroports et écoles pour assurer la sécurité publique.
La situation s'est intensifiée avec des témoignages de résidents relatant des instants de terreur, transformant la ville en un champ de bataille. Les experts en criminalité, tels que le sociologue Miguel Angel Gutiérrez, notent que la violence sous-jacente du cartel devrait persister malgré la disparition de son fondateur. « La structure criminelle peut changer, mais le désir de vengeance et de pouvoir demeure », explique-t-il.
Avec plus de 5,5 millions d'habitants, Guadalajara est aux prises avec des questions sur la survivabilité de sa paix et l'avenir de son quotidien.
Des mouvements de solidarité émergent, et les résidents appellent à la résistance et à la reconstruction d'une communauté apaisée. La mort d'El Mencho, tout en étant une potentielle victoire pour les autorités, soulève des craintes sur l'avenir du CJNG et la stabilité régionale. Les habitants espèrent que cette violence ne soit pas qu'un simple prélude à un nouveau cycle de représailles.
Dans l'attente de jours meilleurs, la ville de Guadalajara se retrouve à la croisée des chemins, naviguant entre peur et résilience, entre perte et espoir.







