Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Volker Türk, a récemment lancé un cri d'alarme concernant la situation des Ouïghours en Chine. Lors de son discours au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, il a demandé à Pékin de cesser d'utiliser des lois vagues pour réprimer les libertés fondamentales.
"Je déplore le manque de suivi des recommandations visant à protéger les Ouïghours et d'autres minorités musulmanes au Xinjiang, ainsi que les Tibétains dans leurs régions", a déclaré Türk le 27 février. Ce constat fait écho à un rapport accablant publié il y a plus de trois ans, qui a signalé des violations graves des droits de l'homme, qualifiées de "crimes contre l'humanité".
Les préoccupations de l'ONU incluent le travail forcé et les atteintes aux libertés religieuses et culturelles. Türk a également mis en garde contre "l'intensification de la répression des communautés protestantes". Selon plusieurs experts des droits de l'homme, ces déclarations soulignent la nécessité d'une pression accrue sur le gouvernement chinois.
Depuis sa nomination, Türk a été fréquemment sollicité pour adopter une position plus ferme sur la Chine. Le rapport de 2022 a étayé des allégations de torture systématique et de détentions arbitraires des Ouïghours et d'autres groupes minoritaires, un sujet qui reste largement ignoré au niveau international.
"Je les exhorte à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement", a insisté Türk, rappelant l'urgence d'agir contre ces violations.
Les récentes actions du gouvernement chinois, notamment le recours à une loi controversée sur la sécurité nationale à Hong Kong pour condamner des figures pro-démocratie, aggravent encore plus la situation. Les défenseurs des droits de l'homme continuent de demander une réponse internationale plus robuste face aux abus persistants.







