Selon des révélations troublantes, quelques jours avant son arrestation en 2019, Jeffrey Epstein aurait envisagé d'acheter un somptueux palais dans le prestigieux quartier de la Palmeraie à Marrakech. Cette information émane d'une enquête de Reuters qui a découvert des documents révélés par le département de la Justice américain. Ces documents mettent en lumière une tentative de montage financier orchestrée par le criminel juste avant de tomber sous le coup de la loi.
Ainsi, le 5 juillet 2019, Epstein a effectué un virement de 14,95 millions de dollars (environ 12,65 millions d'euros) pour acquérir une société offshore propriétaire de la propriété marocaine. Les enquêtes montrent que cette opération financière, supervisée par le courtier américain Charles Schwab, visait un achat en toute discrétion, permettant de minimiser les impôts associés.
Malheureusement pour Epstein, son projet a été avorté le 8 juillet 2019, lorsque son comptable, Richard Kahn, a annulé la transaction après son arrestation.
Un palais des mille et une nuits
Ce palais, connu sous le nom de Bin Ennakhil, représente l'une des plus belles propriétés de Marrakech. S'étendant sur 4,6 hectares, il est orné de 60 fontaines en marbre, de plus de 2 000 palmiers, d'une piscine extérieure, d'un jacuzzi et d'un éventail de salons et jardins raffinés. Marc Leon, l'agent immobilier en charge du dossier, révèle qu'Epstein était intéressé par cette propriété depuis 2011, mais des problèmes avec le vendeur ont toujours entravé la transaction.
Un projet d'évasion de la justice ?
Des observateurs émettent l'hypothèse qu'Epstein a cherché à remettre sur la table les négociations en juin 2019, alors qu'il se retrouvait dans une situation périlleuse, espérant ainsi s'offrir un échappatoire au Maroc. Le pays n'ayant pas de traité d'extradition avec les États-Unis, la transaction aurait pu lui permettre d'échapper aux autorités américaines si de nouvelles accusations avaient été portées contre lui.
Dans un rapport d'activité suspecte (SAR) établi après son arrestation, Charles Schwab a exprimé ses préoccupations au Trésor américain, indiquant qu'il craignait que ce montage soit « une tentative de fuite » d'Epstein pour éviter d'affronter les accusations qui pesaient sur lui. Toutefois, les documents judiciaires ne mentionnent pas explicitement que le milliardaire considérait le Maroc comme un refuge face à la justice américaine. Ces éléments soulèvent des questions sur les intentions réelles de Jeffrey Epstein à la veille de son arrestation.







