Le président américain Donald Trump a exprimé son mécontentement concernant la dynamique des négociations avec Téhéran, déclarant : "Je ne suis pas très content des discussions en cours". Les commentaires sont survenus alors que les pourparlers se poursuivent à Genève, sous l'égide de médiateurs omanais.
Le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr Albusaidi, a annoncé que Téhéran avait consenti à ne pas stocker d'uranium enrichi, une avancée jugée significative. "C’est un changement qui rend l'argumentation sur l'enrichissement moins pertinente", a-t-il affirmé sur CBS.
Trump, lors d'un discours au Texas, a insisté sur l'importance d'interdire toute forme d'enrichissement d'uranium. "Vous n'avez pas besoin d'enrichir lorsque vous avez autant de pétrole", a-t-il déclaré.
Une avancée très importante
Albusaidi a souligné que les discussions pourraient aboutir à une résolution dans les trois mois à venir. Selon lui, ce nouvel engagement de l'Iran devrait garantir que le pays ne pourra pas se doter de l’arme nucléaire. "Si l'objectif ultime est de s'assurer que l'Iran ne puisse pas acquérir une arme nucléaire, nous avons fait une avancée majeure avec cette négociation", a-t-il déclaré.
Henri Vicens, un analyste en relations internationales, soutient que cet accord pourrait ouvrir la voie à une détente régionale, mais reste sceptique quant à l’engagement à long terme de Téhéran. "Il faudra des mois pour voir si ces promesses se traduisent par des actions concrètes", a-t-il averti.
Les autorités iraniennes, de leur côté, sont critiques des exigences des États-Unis. Abbas Araghtchi, le chef de la diplomatie iranienne, a prévenu que "des demandes excessives" pourraient compromettre l'efficacité des pourparlers.
Dans le même temps, la tension militaire dans la région ne cesse d'augmenter, avec le déploiement de porte-avions américains, notamment le USS Gerald Ford, au large des côtes israéliennes. Washington a d'ailleurs conseillé à son personnel non essentiel en Israël de quitter le pays en raison des problèmes de sécurité.
Toutefois, la diplomatie se poursuit, avec la perspective de nouveaux pourparlers techniques à Vienne avec la participation de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Une situation délicate au niveau diplomatique
Alors que les États-Unis ont placé l'Iran sur une liste noire pour "détentions injustifiées", la communauté internationale suit de près l'évolution de cette situation explosive. Des experts comme Maryam Noor, spécialiste en politique étrangère, mettent en garde contre les risques d’un embrasement militaire si les négociations échouent.
En attendant, les réactions internationales se multiplient, avec des pays comme la Chine et le Royaume-Uni qui recommandent à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays dès que possible.







