La société japonaise Space One, qui aspire à devenir le pionnier des entreprises privées en matière de mise en orbite, a récemment annoncé qu'elle avait dû stopper le lancement de sa fusée quelques instants après le décollage. "Nous avons estimé que la réussite de la mission était compromise et avons donc décidé d'interrompre le vol", a déclaré Space One sur sa page X.
Les images diffusées à la télévision montrent la fusée Kairos décollant depuis le site de lancement de l'entreprise à Wakayama, dans l'ouest du pays, à 11h10 heure locale. Cependant, peu après le lancement, la fusée de 18 mètres a semblé retomber vers le sol.
Le jour précédent, le lancement avait été repoussé à quelques secondes de l’heure programmée. Les responsables de Space One avaient expliqué que "28,9 secondes avant le décollage, lors de la phase finale de vérification automatique, la stabilité de la réception des signaux du système de navigation par satellite n’était pas assurée", entraînant ainsi "une suspension d’urgence pour des raisons de sécurité".
Space One espère imiter SpaceX d’Elon Musk
Ce nouvel échec s'ajoute à une série d'incidents : la première tentative de lancement de cette fusée, effectuée en mars 2024, avait abouti à une explosion spectaculaire quelques secondes après le décollage. Une seconde tentative, quelques mois plus tard, avait également échoué.
Fondée en 2018 grâce à un consortium d'entreprises nippones telles que Canon Electronics, IHI Aerospace et le groupe de construction Shimizu, ainsi que la Development Bank of Japan, cette start-up répond à un besoin croissant de missions spatiales plus fréquentes et moins coûteuses, en comparaison avec les programmes gouvernementaux. Space One espère suivre les traces de SpaceX d'Elon Musk, qui bénéficie de contrats avec la NASA et le Pentagone.
Il est également à noter que la société a dû reporter sa mission inaugurale à plusieurs reprises, faisant face à des difficultés d'approvisionnement en raison de la pandémie de Covid-19 et des conséquences de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Selon France 24, ces retards soulignent les défis rencontrés par le secteur spatial privé pour sécuriser des ressources essentielles.







