Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a exprimé lundi son souhait d'approfondir la collaboration en défense avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans un contexte de préoccupations croissantes liées à des risques d'invasion étrangère.
Les deux dirigeants partagent une position critique envers l'intervention des États-Unis et d'Israël au Moyen-Orient. Lula a déclaré : "Je ne sais pas si le camarade Ramaphosa se rend compte que, si nous ne prenons pas des mesures pour notre défense, nous pourrions un jour faire face à une invasion." Cette déclaration, faite lors de la visite officielle de Ramaphosa à Brasilia, souligne l'importance d'une approche proactive en matière de sécurité.
"Nous avons des besoins communs en matière de défense," a-t-il insisté, sans toutefois pointer un pays en particulier comme menace. Lula a ajouté que les deux pays doivent unir leurs forces pour développer des capacités militaires communes.
Ramaphosa, de son côté, a affirmé qu’il existe beaucoup d’échanges à réaliser : "Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres", tout en reconnaissant que le Brésil a une avance significative en matière de défense et d'aviation.
Le président brésilien a également mentionné qu'un "accord de coopération sur des sujets liés à la défense" est en cours de discussion, ce qui pourrait mener à des projets conjoints prometteurs.
Lula a souligné que l'Amérique du Sud est un bastion de paix, sans arsenal nucléaire, où la défense est perçue comme un moyen de dissuasion. "Nous sommes une région de paix. Personne n'a de bombe nucléaire," a-t-il affirmé avec conviction.
Les deux nations, membres du bloc BRICS, considéré comme un contrepoids aux nations occidentales par certains, continuent de susciter l'intérêt international. Ce groupe comprend également la Chine, la Russie, et l'Iran, et est souvent vu comme un allié des pays émergents.
Dans un autre contexte, le président américain a récemment proposé son aide pour lutter contre le narcotrafic en Amérique latine, suggérant des frappes de missiles contre les barons de la drogue. Cela intervient alors qu'un entretien entre le ministre brésilien des Affaires étrangères et son homologue américain a été rapporté, discutant d'une potentielle désignation des plus grandes factions criminelles du Brésil comme organisations terroristes par Washington, bien que le ministère brésilien n'ait pas confirmé cette information.
L'opposition de droite brésilienne a tenté en vain en 2025 d'adopter une loi pour qualifier ces groupes de terroristes, mais Lula a résisté à cette pression et a critiqué les frappes américaines sur des cibles présumées de narcotrafic, qui ont causé de nombreuses pertes humaines.







