Ce samedi, la ville de New York a été le théâtre d'un incident troublant : deux individus ont été arrêtés après avoir lancé des engins explosifs lors d'une manifestation anti-islam. Selon la plainte déposée lundi, les suspects, Emir Balat, 18 ans, et Ibrahim Kayumi, 19 ans, ont affirmé leur appartenance au groupe État islamique à la police.
Les accusations sont lourdes, avec cinq chefs retenus contre eux, incluant "tentative de fournir un soutien à une organisation terroriste" et "utilisation d'une arme de destruction massive". Ils ont été interpellés sur les lieux, où ils ont jeté des dispositifs contenant du peroxyde d'acétone, un explosif fait à partir de matériaux facilement accessibles.
Jessica Tisch, cheffe de la police new-yorkaise, a déclaré lors d'une conférence de presse que les engins auraient pu causer des blessures graves, soulignant la gravité de la situation. Elle a également précisé que l'enquête avait été confiée à la police antiterroriste, une mesure qui montre la volonté des autorités de répondre fermement à ce type de menace. La scène a été marquée par un cri d'"Allah Akbar" de la part de Balat, un détail rapporté par un journaliste de l'AFP présent sur les lieux.
Dimanche, la police a découvert un autre engin suspect dans une voiture près de l'endroit des événements. Bien que ce troisième appareil ne contenait pas d'explosifs, il témoigne des préoccupations croissantes concernant la sécurité publique à New York, surtout en temps de tensions internationales. Comme l'a indiqué Mme Tisch, le niveau d'alerte a été renforcé depuis les récents conflits au Moyen-Orient, sans toutefois établir de lien direct entre l'incident et la situation géopolitique actuelle.
Un semblant de tension était palpable alors qu'à cette occasion, environ 20 personnes manifestaient contre ce qu'elles considèrent comme une "islamisation" de la ville, opposées à quelque 125 contre-manifestants. Le maire musulman de New York, Zohran Mamdani, n'était pas présent, mais a fait savoir que ceux qui tenteraient de semer le chaos dans la ville seraient tenus responsables.
Jake Lang, figure d'extrême droite et présent lors de l'incident, n'est pas étranger aux controverses, relançant des débats concernant ses précédentes actions, notamment son implication dans l'assaut du Capitole. Ce contexte complexe met en lumière les défis contemporains auxquels les forces de l'ordre font face, reflétant un climat de tension à la fois interne et externe.







