Alors que le prix du baril de brut connaît une ascension vertigineuse, le gouvernement français se mobilise pour affronter la spirale inflationniste des prix à la pompe. En réaction à la situation, il a lancé une campagne de vérification des tarifs appliqués par les stations-service et envisage d'accéder aux réserves stratégiques de pétrole afin de limiter l’impact sur les consommateurs.
Face à la montée des critiques, notamment de l'opposition politique, l'exécutif cherche des solutions, mais refuse pour l’instant d’envisager des aides publiques. Selon Maud Bregeon, secrétaire d'État chargée des Transports, le gouvernement doit d'abord évaluer le coût pour les finances publiques avant de prendre de telles décisions.
Le prix du brut est monté en flèche lundi, dépassant les 100 dollars le baril. Le Brent de la mer du Nord, qui est la référence sur le marché mondial, a même connu une hausse temporaire de plus de 28%. Ce pic a été partiellement causé par des déclarations évoquant un recours possible aux réserves stratégiques de pétrole par les nations du G7, ce qui pourrait influencer le marché international.
Depuis le début du conflit en Iran, le gazole a enregistré une hausse fulgurante, augmentant de plus de 15%. Le carburant le plus utilisé en France a atteint vendredi une moyenne de 2 euros le litre, contrastant fortement avec les 1,72 euro du 27 février, juste avant les premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, selon les données fournies par le gouvernement.
Ce lundi, le gazole a atteint un seuil symbolique, dépassant les 2 euros le litre pour la première fois depuis l'été 2022, d’après un suivi réalisé par l’AFP sur environ 9.400 stations-service. Depuis le 27 février, le prix a ainsi grimpé de 28 centimes, soit une augmentation de 16%. Cette situation soulève des inquiétudes croissantes parmi les citoyens et les experts, qui estiment que ces augmentations pourraient avoir des répercussions sérieuses sur l’économie française.







