Une crise économique n'est pas inéluctable, mais les conséquences sur le pouvoir d'achat pourraient être significatives, selon des économistes.
Au cours de la nuit du 9 mars 2026, les cours du pétrole ont atteint des sommets historiques, le WTI grimpant de plus de 30% et le Brent de 27%, dépassant les 116 dollars le baril. Cette flambée est liée à l'intensification des hostilités au Moyen-Orient.
Valdis Dombrovskis, commissaire européen, a signalé que la poursuite du conflit pourrait générer des perturbations majeures, notamment dans le détroit d'Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole mondial. Il a précisé : « Si la guerre se prolonge et impacte le trafic maritime, cela pourrait déboucher sur une crise inflationniste majeure au niveau international. »
Une croissance en berne
Philippe Aghion, prix Nobel d'économie, a également réagi sur RTL, affirmant que les prix du baril pourraient atteindre 150 dollars si la situation s'aggrave. Ce scénario rappelle le choc pétrolier de 1973, où les impacts sur l'économie mondiale sont devenus préoccupants. Aghion a mis en garde : « Un prolongement des hostilités pourrait entraîner une nouvelle inflation, mais un effondrement économique mondial n'est pas inéluctable. »
Les conséquences seraient toutefois lourdes, avec des prix de l'essence et des coûts de production qui pourraient augmenter, menaçant ainsi la croissance et le seuil de vie des citoyens.
Vers une stagflation ?
Ce contexte incertain laisse présager un risque de stagflation, ont noté plusieurs économistes. Aghion a déclaré : « Si ce conflit persiste, cela pourrait réduire le pouvoir d'achat de la population, une situation préoccupante. »
Dans cette optique, Maud Bregeon, ministre déléguée à l'Énergie, a discuté de potentielles aides pour atténuer l'impact de la montée des prix du carburant, tout en tenant à préciser que la situation est encore en évolution. « Tous les scénarios sont à l'étude, » a-t-elle précisé sur RTL.
Enfin, l'ancien président américain Donald Trump a commenté cette situation en affirmant que les prix élevés du pétrole « ne sont qu'un petit prix à payer pour garantir la paix. » Il a ajouté que les tarifs devraient rapidement chuter une fois que la menace nucléaire iranienne sera écartée.







