Un nouveau sondage, publié ce 9 mars par Politico, souligne la tension croissante en vue des élections municipales de 2026. Le maire actuel, Pierre Hurmic, reste en tête avec 31 % des intentions de vote, suivi de près par Thomas Cazenave à 26 %. Philippe Dessertine se classe à 17 % et Nordine Raymond à 11,5 %, maintenant ainsi une compétition très serrée.
Ce sondage, bien qu'il ne puisse pas prédire les résultats de l'élection, révèle l'intensité des préférences des électeurs à quelques semaines du premier tour. Comme l'a expliqué Jean-Yves Dormagen, directeur de l'institut de sondage, "la situation est incroyablement serrée, avec un clivage gauche-droite marqué".
Dessertine au cœur du débat
Le tableau des candidats en lice demeure inchangé par rapport aux enquêtes précédentes, mais les dynamiques évoluent : alors que Hurmic a perdu deux points, Cazenave a gagné un point et Dessertine a augmenté de deux. À l’inverse, Raymond se maintient et l'extrême droite ne parvient pas à peser sur le scrutin bordelais.
Philippe Dessertine, souvent perçu comme un outsider, a réussi à capter l'intérêt du public, et s’il se qualifie pour le second tour, il pourrait jouer un rôle clé dans la compétition entre les autres candidats. "Si Dessertine se maintient au second tour, il pourrait compliquer la tâche à Cazenave", suggère Dormagen.
Dessertine a prévu une conférence de presse le 10 mars pour clarifier sa position politique face à ses principaux concurrents. Malgré les incertitudes, il a systématiquement évité de discuter d'une collaboration avec Cazenave, préférant souligner son rôle de challenger sérieux.
Une course à enjeux
Pour Pierre Hurmic, la route est de plus en plus étroite. Selon Dormagen, "son espace est contraint à gauche", rendant son avenir électoral largement dépendant du maintien ou non de candidatures à gauche, notamment celle de Raymond. Ce dernier espère qu'une alliance pourra se former, mais Hurmic reste réticent à l'idée de fusionner ses forces. "Il ne peut pas gagner sans notre soutien", déclare Raymond, démontrant ainsi le climat d'anticipation qui prédomine à l'approche du second tour.
Le mois de mars promet d'être crucial, alors que les discussions s'intensifient et que chaque parti commence à peaufiner sa stratégie pour mobiliser les électeurs.







