Le village de Grayssas, qui compte à peine 150 habitants, se retrouve face à un tournant politique avec les élections municipales de 2026. Pour la première fois depuis 2008, deux listes vont s'affronter, promettant une campagne riche en débats et en enjeux pour la communauté.
La liste "Grayssas, décider ensemble", menée par Alain Zorzenone, un ancien adjoint de la maire sortante Marie-Christine Cluchier, s'oppose ouvertement à cette dernière. Les candidats se déclarent motivés principalement par l'amour du village, précisant que leur action va au-delà des controverses autour du parc photovoltaïque gelé, actuellement en proie à divers conflits administratifs.
Selon les membres de la liste, leur engagement se traduit par une volonté de protéger l'identité et le caractère rural de Grayssas. "Nous voulons prendre des décisions en concertation avec les habitants," soulignent-ils. Cette approche vise à renforcer la connexion entre le conseil et la communauté, en favorisant une gestion locale plus inclusive et basée sur la transparence.
De plus, ils ont pour objectif de maintenir la pression fiscale à un niveau raisonnable grâce à une gestion rigoureuse des finances communales. Cela contraste avec la stratégie de la maire sortante, qui a été critiquée pour ses choix budgétaires lors des mandats précédents.
Il est intéressant de noter que plusieurs membres de cette nouvelle liste résident à Grayssas depuis des décennies et sont activement impliqués dans la vie associative locale, créant ainsi un sentiment d'appartenance et un désir d'engagement envers le futur du village.
Les candidats
Alain Zorzenone, Aurélie Grandperret, Jean-Luc Sergentou, Anne-Marie Pesqué, Cédric Moelaert, Magali Massip, Philippe Gardes, Marie-Claude Dequesne, Frédéric Patrick Rossi, Sophie Goigoux, Rudy Checchi.Les enjeux sont donc élevés pour cette élection qui pourrait redéfinir les priorités et la vision du village pour les années à venir, comme le soulignent plusieurs analystes. Selon un expert en politique locale du Journal du Lot-et-Garonne, "Cette confrontation met en avant des valeurs fondamentalement différentes sur la gestion du territoire, ce qui pourrait séduire un électorat en quête de renouveau."







