S, intitulée « Ces Lignes qui tracent mon corps », publiée par Casterman et prévue pour septembre 2025. L'œuvre, conçue comme un storyboard d'animation, évoque la difficulté d'exprimer par les mots une existence douloureuse.
Chercheuse de vérités, Mansoureh a su toucher avec son récit des femmes logées dans la même sensibilité. Présente au festival féministe Wow qui s'est tenu à Bordeaux du 10 au 15 mars, elle a raconté son parcours cathartique devant un public presque exclusivement féminin. Un moment d’échange intense où les jeunes femmes ont écouté attentivement son témoignage
.Pour celles qui lui ont posé des questions sur son enfance difficile en Iran, Mansoureh a expliqué son histoire : « Je suis la sixième d'une fratrie iranienne de classe moyenne : mon père était tyrannique et j'ai épousé un homme emprisonné pour avoir publié un dessin. Après sa libération, nous avons fui, difficilement accueillis comme réfugiés politiques. »
La Belgique l'a reçue avec des bras ouverts, et elle a continué sa carrière artistiques en tant que modèle, notamment devant des dessinateurs amateurs. Elle admet : « Je n’ai jamais eu de mal à poser nue. Le plus dur a toujours été de raconter mon passé. Mes cicatrices, elles, sont invisibles. »

Les audiences ont aussi évoqué la situation actuelle en Iran, où il est devenu de plus en plus compliqué de communiquer avec ses proches. Mansoureh partage avec pudeur : « C'est très difficile en ce moment d'avoir des nouvelles de ma famille, surtout de ma mère. Le peuple est coupé du monde et ma bande dessinée reste introuvable là-bas. »







