Donald Trump intensifie la pression sur l'ensemble de la communauté internationale, y compris ses alliés et la Chine, concernant la nécessité de sécuriser les voies maritimes critiques dans le détroit d'Ormuz. Cette zone est actuellement sous pression, notamment de la part de l'Iran, alors que les économies mondiales cherchent à éviter un choc pétrolier lors de la semaine marquée par le prélèvement de réserves stratégiques.
"Il est logique que ceux qui tirent profit d'un tel détroit prennent des mesures pour prévenir toute catastrophe là-bas", a ajouté le président, annonçant également que la marine américaine commencera bientôt à escorter des pétroliers dans cette région.
"Si aucun soutien n'est apporté, je crains que l'avenir de l'Otan soit très préoccupant", a-t-il mis en garde lors d'une interview au Financial Times.
Trump a aussi évoqué le rôle de la Chine, laquelle dépend largement des importations de pétrole par cette voie stratégique. Il a indiqué qu'il pourrait même envisager de reporter un voyage en Chine prévu fin mars si la situation ne s'améliore pas.
Réactions désintéressées du Japon et de l'Australie
Les retours des nations entre-temps sont plutôt tièdes. Le Japon, qui est contraint par une Constitution pacifiste, a déclaré qu'il ne prévoyait pas de déploiement naval dans le détroit. Leur ministre des Transports, Catherine King, a également confirmé que l'Australie ne contribuerait pas en actifs militaires.
De son côté, l'Iran a mis en garde tous les pays qui envisageraient de répondre à l'appel américain, leur enjoignant de ne pas entreprendre d'actions susceptibles d'intensifier le conflit.
Les cours du pétrole, qui avaient explosé récemment à la suite des hostilités, semblent ce lundi se stabiliser autour de 100 dollars le baril. En réponse à cette crise, les membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé de libérer 400 millions de barils de leurs réserves pour soutenir le marché, une décision sans précédent en 50 ans d'existence de cette institution.
De plus, le Japon a également commencé à utiliser ses réserves stratégiques, cruciales pour l'archipel qui dépend à 95 % des importations de pétrole provenu du Moyen-Orient.
Des discussions avec l'Iran, mais un accord reste incertain
Alors que le conflit continue de s'intensifier, Israël a mené des attaques au Liban et à Téhéran. L'aéroport de Dubaï a cependant dû temporairement fermer ses portes à la suite d'un incendie de réservoir de carburant provoqué par une attaque de drone.
Trump a affirmé qu'il discutait avec le gouvernement iranien, tout en précisant qu'aucun accord n'était encore en préparation. « Oui, nous dialoguons avec eux. Toutefois, je ne pense pas qu'ils soient tout à fait prêts, même s'ils s'en approchent très rapidement," a-t-il dit aux médias.
Il a affirmé que la pression sur ses alliés et la Chine pour qu'ils contribuent à sécuriser le détroit d'Ormuz est cruciale pour éviter une escalade des tensions, un passage par lequel transite un cinquième des ressources pétrolières et gazières mondiales.
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