Alors qu’Israël intensifie son offensive contre le Liban pour éliminer le Hezbollah, la communauté internationale s'active pour apaiser les tensions, avec un bilan tragique de 886 morts et plus d’un million déplacés depuis le début des hostilités.
Dans un contexte de tensions grandissantes, les chefs d'État de cinq nations occidentales ont sollicité, le 16 mars, qu'Israël évite une incursion terrestre au Liban. « Une offensive terrestre israélienne d'une telle ampleur aurait des conséquences humanitaires désastreuses et pourrait conduire à un conflit prolongé », souligne leur déclaration commune.
Cette annonce réaffirme la volonté conjointe de la France et de l'Europe de prévenir un conflit de longue durée au Liban, où plus de 886 individus ont déjà perdu la vie depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars. Environ un million de Libanais ont été forcés de fuir les bombardements israéliens.
Vers une évolution des pourparlers
Dès samedi, Emmanuel Macron avait encouragé Israël à entamer des « discussions directes » avec le gouvernement libanais et « toutes les parties » libanaises, avec Paris comme possible hôte. « Le gouvernement libanais a exprimé son intérêt pour des pourparlers directs avec Israël, et toutes les parties doivent y être représentées. Israël doit saisir cette chance pour amorcer le dialogue, mettre fin aux violences, et permettre aux autorités libanaises de restaurer la souveraineté du pays. La France se tient prête à faciliter ces discussions à Paris », a-t-il déclaré sur son compte X.
Cette demande n'a été prise en compte que jusqu'à lundi soir. « Je considère cela comme un développement très positif », a affirmé le président israélien Isaac Herzog à propos de l'initiative de Macron. « Il est crucial d'engager un dialogue. Ces négociations sont essentielles pour avancer avec le Liban », a-t-il ajouté.
Les enjeux des opérations militaires
Malgré cette ouverture au dialogue, Israël semble déterminé à maintenir sa pression militaire, ayant déjà engagé des troupes pour des opérations « limitées et ciblées », dans le sud du Liban. « L’Europe doit soutenir tous les efforts en cours pour éradiquer le Hezbollah », a insisté Herzog, soulignant que parfois, « pour avancer, il est nécessaire de remporter une guerre ».
En réaction à l'attaque israélienne, le Hezbollah a mené des frappes contre des soldats israéliens à Khiam, tandis que des avions israéliens bombardent des zones de la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d’information.
L'intervention humanitaire de la Chine
La Chine, quant à elle, ne reste pas indifférente à la crise libanaise. Pékin a annoncé, le 17 mars, qu'elle enverra une aide humanitaire à plusieurs pays du Moyen-Orient touchés par les répercussions du conflit initié par les États-Unis et Israël. « Cette guerre a provoqué une catastrophe humanitaire majeure pour les populations de l’Iran et des autres pays de la région. La Chine exprime sa solidarité et sa compassion », a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Dans le même temps, Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale pour discuter de la situation en Iran et au Moyen-Orient, un sujet dont le Liban sera certainement l'objet de préoccupations majeures. Ce conseil fait suite à celui du 10 mars, alors que la France a fermement condamné les tirs qui ont touché à plusieurs reprises les soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Avec AFP
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