Un Américain de 61 ans, Kenneth Windley, a passé près de deux décennies derrière les barreaux pour avoir été condamné à tort pour le vol d'un mandat postal d'une valeur d'environ 550 dollars. Sa libération a eu lieu récemment, après que des preuves convaincantes ont prouvé son innocence, selon un rapport de NBC News.
Les procureurs de Brooklyn ont rouvert le dossier et ont finalement décidé d'annuler la condamnation de Windley, qui avait été initialement accusé d'avoir utilisé un mandat volé pour acheter une cuisinière pour sa mère. "Cela m’a coûté vingt ans, mais ils ont dit qu’ils avaient corrigé leur erreur. C’est donc tout ce qui compte", a-t-il déclaré lors de sa libération, rapporté par l'Associated Press.
Un vol mal interprété
Ce calamiteux malentendu débuta le 1er avril 2005 lorsqu'un homme de 70 ans fut dépouillé de plusieurs mandats, dont celui de 542 dollars. Kenneth Windley affirmait avoir acheté ce mandat à deux amis, sans savoir qu'il pouvait être volé. Un de ses avocats, David Shanies, a indiqué que Windley avait été trompé dans cette affaire. Malgré ses protestations, il a été condamné à une peine de vingt ans à perpétuité en 2007.
Innocence confirmée
La chance a souri à Kenneth Windley lorsqu'il a pu retrouver les auteurs du vol. Grâce aux informations fournies par Windley, un ami et des détectives privés ont localisé les deux voleurs, qui ont finalement accepté de témoigner et de confirmer son innocence. Ces aveux ont été jugés « convaincants » par les procureurs, qui ont conclu que, si le jury avait eu accès à ces informations, le verdict aurait pu être différent. Ces deux hommes purgent d'ailleurs actuellement des peines pour des actes criminels similaires.
Afin de mener cette affaire à bien, les procureurs ont déclaré que l'identité et les antécédents criminels des voleurs auraient sans doute incité le jury à douter de la culpabilité de Windley. Libéré, Kenneth Windley aspire désormais à tourner la page. "Je vais simplement passer à autre chose", a-t-il affirmé. Alors qu'il retrouvera sa famille, la question demeure : combien d'autres injustices de ce genre restent à découvrir ?







