Le candidat de La France Insoumise (LFI) à la mairie de Marseille, Sébastien Delogu, a annoncé son retrait du second tour des élections municipales, prévu le 17 mars. Arrivé en quatrième position lors du premier tour, il se retire face à la menace d'une victoire de Franck Allisio, représentant du Rassemblement National (RN).
"Je refuse d'être celui qui cède Marseille au RN," a déclaré Delogu, soulignant l’importance de s’opposer à l'extrême droite. Dans une déclaration percutante, il a mis en avant la nécessité de construire un front antifasciste face à cette montée inquiétante. Selon lui, "nous sommes le rempart le plus solide contre le RN". Cette décision fait écho à la critique de Benoît Payan, le maire sortant, qui a rejeté toute forme d'alliance avec LFI, malgré l'augmentation des tensions politiques dans la cité phocéenne, comme l’a rapporté [RT France](https://www.rtl.fr/actu/politique/en-direct-resultats-elections-municipales-2026-ultime-journee-de-tractations-avant-la-cloture-du-depot-des-listes-7900613064).
Payan est arrivé en tête avec 36,70%, juste devant Allisio qui a obtenu 35,02%. Martine Vassal, candidate de droite, avec 12,4%, a décidé de maintenir sa candidature. Le climat électoral à Marseille s'intensifie alors que tous les partis tentent de s'aligner correctement pour éviter une victoire du RN.
"L'extrême droite n'est pas une alternative, elle est une menace. Marseille ne doit jamais tomber entre leurs mains," a insisté Delogu avec vigueur. Cette déclaration s'accompagne de reproches envers Benoît Payan, qu’il accuse d'irresponsabilité pour son refus de moderniser les alliances politiques, une critique largement partagée par des experts en stratégie électorale.
Dans le cadre de cette situation, certains analystes politiques parlent d'une "faute politique majeure" de la part de Payan, qui, en priorisant ses propres enjeux de pouvoir, aurait délaissé l’essentiel : la lutte contre l'extrême droite. Ce mépris pour les engagements démocratiques pourrait avoir des conséquences lourdes pour l'avenir politique de Marseille.







