Alors que les tensions militaires mondiales s'intensifient, la royal navy semble perdre de son éclat historique. Depuis le début des conflits au Moyen-Orient, le Royaume-Uni a eu des difficultés à projeter ses forces navales, notamment en termes de destroyers et de porte-avions. Cette situation, pour une nation qui dominait les mers pendant des siècles, est devenue l'objet de railleries publiques.
Au début du conflit au Moyen-Orient, Londres a autorisé les États-Unis à utiliser ses bases contre l'Iran. Cela a entraîné une attaque par drone sur une base aérienne britannique à Chypre le 2 mars, sans faire de victimes, mais occasionnant des dégâts matériels notables.
Un destroyer à la rescousse
En réponse à cette menace, le Royaume-Uni envisage de déployer la royal navy pour sécuriser ses installations stratégiques. Cependant, le ministre britannique de la défense a reconnu que le HMS Dragon, un destroyer adapté pour contrer ce type de menace, ne pourra pas être opérationnel dans l'immédiat. Cela a pris deux semaines pour le rendre prêt, et un porte-avions prévu ne sera finalement pas déployé.
Le ministère a tout de même amené des avions de combat, notamment des F-35, ainsi que plus de 400 militaires à Chypre. Ces mesures sont jugées insuffisantes par plusieurs médias britanniques comme GB News. L'opposition conservatrice critique également la baisse des investissements militaires au cours des dernières années.
Des forces en recul
Avec seulement 70 000 militaires actuellement en service, le Royaume-Uni compte près de 40 000 soldats de moins qu'il y a quinze ans. Face à cette crise, le gouvernement promet d'augmenter les dépenses militaires à 3 % du PIB d'ici 2035. "C'est bon, M. le Premier ministre, nous n'avons plus besoin de vous", a ironisé Donald Trump, au sujet de cette situation embarrassante.
En réponse à un appel de Trump concernant la sécurité du détroit d'Ormuz, le Royaume-Uni a récemment annoncé qu'il ne rejoindrait pas de mission de l'OTAN pour restaurer la libre circulation maritime dans cette région essentielle.
Une réticence à s'impliquer
Le président américain a exprimé son mécontentement envers certains pays, comme l'Allemagne, qui ne veulent pas s'impliquer dans la sécurisation du détroit, situation qui a déjà provoqué une flambée des prix du pétrole. De son côté, le Premier ministre britannique a soutenu que le Royaume-Uni collaborait avec ses alliés pour établir un plan viable pour restaurer la liberté de navigation dès que possible. Actuellement, l'armée britannique se concentre uniquement sur la protection de ses bases, sans un désir d'engagement plus profond dans le conflit.







