Le 21 mars marquera le retour tant attendu sur scène du groupe de K-pop BTS, qui n'a pas performé depuis quatre ans à cause des obligations militaires de ses membres. Ce concert inaugural à Séoul fait déjà des vagues, promettant des retombées économiques spectaculaires pour la Corée du Sud et au-delà.
D'après des estimations, cette tournée de 82 concerts à travers 23 pays pourrait faire entrer des milliards dans l'économie sud-coréenne. Le phénomène, surnommé "BTSnomics", pourrait surpasser même les succès de la tournée "Eras Tour" de la célèbre chanteuse Taylor Swift, selon SooCheong Jang, professeur de tourisme à l'université de Purdue. Les revenus vont au-delà des ventes de billets, engendrant des dépenses considérables de la part des fans qui affluent de partout dans le monde.
Kim Yu-hyuk, analyste chez IBK Investment & Securities, prévoit un chiffre d'affaires d'au moins 2,9 trillions de wons (environ 2 milliards de dollars) grâce aux ventes de billets et de produits dérivés. À peu près six millions de spectateurs sont anticipés lors de cette tournée remarquable, qui démarrera officiellement le 9 avril à Goyang et se clôturera onze mois plus tard aux Philippines.
Le concert de Séoul, où 260 000 personnes sont attendues, sera diffusé en direct sur Netflix. Brandon Riegg, dirigeant du groupe de streaming, a souligné que c'est le plus grand événement musical en direct jamais organisé par Netflix. L'engouement entourant BTS risque de dynamiser encore davantage l'intérêt mondial pour la culture coréenne, qu'il s'agisse de films, de séries ou de gastronomie.
Dans une autre dimension économique, la vague de produits dérivés générée par le groupe, allant des articles de beauté aux gadgets lumineux, rencontre un succès retentissant. Les grands magasins, tels que Shinsegae, rapportent des ventes en forte hausse dans leurs "K-Wave Zones", notamment après l'annonce de la tournée. D'après l'agence de presse Yonhap, le nombre de visiteurs étrangers en Corée a augmenté de 30 % par rapport à l'année précédente.
Comme l'explique Gi-Wook Shin, professeur à Stanford, l'impact économique de BTS transcende le simple divertissement, contribuant à un phénomène de "K-tout". Ainsi, à chaque concert, non seulement les artistes divertissent, mais ils soutiennent également l'économie nationale et la culture mondiale.







