Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a récemment affirmé que la République islamique est disposée à fournir son soutien aux pays qui ne s'opposent pas à elle, notamment le Japon, pour leur permettre de naviguer sur cette voie maritime stratégique. Il s'est exprimé lors d'une interview avec l'agence Kiodo News, soulignant l'importance du détroit d'Ormuz depuis le début des hostilités au Moyen-Orient.
La guerre en cours affecte lourdement l'approvisionnement en gaz et en pétrole au niveau mondial. Dans ce contexte, Abbas Araghchi a précisé que l'Iran était prête à faciliter le passage des navires japonais, qui dépendent largement des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient. Environ un tiers des échanges mondiaux de pétrole passent par cette route essentielle.
En réalité, l'accès au détroit a été perturbé par l'Iran en réponse aux attaques menées par Israël et les États-Unis. Cela a forcé de nombreux pays dépendants de cette voie à explorer d'autres solutions et à puiser dans leurs réserves. Cependant, Abbas Araghchi a contesté cette vision, déclarant lors d'une entrevue téléphonique que "nous n'avons pas fermé le détroit. Il est ouvert". Il a souligné que les nations qui prennent des mesures hostiles à l'égard de l'Iran pourraient faire face à des restrictions, tandis que d'autres nations, comme le Japon, se voient offrir une assistance.
La situation dans la région demeure volatile, avec des experts suggérant que cette aide pourrait également être vue comme une tentative de l'Iran de renforcer ses relations diplomatiques avec le Japon. Selon France Info, la tension entre l'Iran et ses rivaux régionaux pourrait compliquer davantage les efforts de médiation.







