Un missile iranien a frappé ce samedi soir la ville de Dimona, dans le sud d’Israël, causant plus de 30 blessés, dont un enfant dans un état critique. Cette attaque, revendiquée par Téhéran, serait une réponse à des frappes ciblant un site nucléaire en Iran.
Les autorités israéliennes rapportent qu’au moins un garçon de dix ans a été grièvement blessé par des éclats d’obus. Par ailleurs, une femme d’une trentaine d’années a également été hospitalisée pour des blessures par éclats de verre. Les équipes du Magen David Adom (équivalent israélien de la Croix-Rouge) ont pris en charge plus de 31 personnes souffrant de blessures légères et ont également évacué des individus présentant des signes d’anxiété, témoignant de la panique provoquée par cette attaque.
Un enfant dans un état critique
Après la diffusion d’images sur les réseaux sociaux montrant une boule de feu s'écrasant au sol, l’armée israélienne a confirmé à l’AFP qu’il s’agissait d’un « impact direct de missile sur un bâtiment » de Dimona, une ville stratégique du désert du Néguev, connue pour son centre de recherche nucléaire.
Des tentatives d’interception non concluantes
La police a diffusé des images alarmantes d’un appartement touché, ses murs dévastés par l’impact. Bien que les localisations précises des sites affectés restent indéterminées, les médias israéliens indiquent que des destructions significatives ont eu lieu dans des zones urbaines.
L’armée a déclaré qu'il y avait eu des tentatives d'interception des missiles, mais sans succès. Une enquête sera menée pour élucider les circonstances de cette frappe.
Une situation explosive
La situation à Dimona est d’autant plus délicate qu'elle abrite le Centre de recherche nucléaire du Néguev, impliqué dans des activités controversées depuis des décennies. Israël, tout en maintenant une « ambiguïté stratégique » sur sa capacité nucléaire, n’a pas confirmé que ce site avait été touché. Toutefois, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a reçu des informations concernant l’incident, mais a précisé qu’elle n’avait pas détecté de dommages sur le centre de recherches.
L’escalade des tensions accentue les inquiétudes régionales, notamment après une revendication iranienne qui interprète l’attaque comme une « réponse » à des opérations israéliennes antérieures. Cet échange de frappes pourrait signaler une intensification du conflit, avec des implications potentielles pour la stabilité du Moyen-Orient.







