Un établissement public britannique a reconnu avoir tardé à signaler l'épidémie de méningite à méningocoques qui a causé le décès de deux personnes dans la région du Kent. D’après les déclarations du directeur général par intérim de l’hôpital Queen Elizabeth The Queen Mother (QEQM) à Margate, l’alerte à l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a été donnée seulement le vendredi 13 mars, soit après plusieurs jours de symptômes préoccupants observés chez les patients.
Les premiers signes d'infection sont apparus chez un patient hospitalisé le 12 mars, mais les médecins ont décidé d'attendre la confirmation de laboratoire, qui est souvent cruciale. En Angleterre, les hôpitaux sont tenus de déclarer les cas de méningite dans un délai de 24 heures, une règle mise en place pour garantir une réponse rapide aux épidémies comme celle-ci.
Dans une déclaration à la presse, Des Holden, le directeur de l’hôpital, a admis qu'une alerte aurait pu être donnée plus tôt. Sur la radio LBC, le ministre de la Santé, Wes Streeting, a affirmé que ce retard n’avait « pas eu d'impact significatif » sur la propagation de l'épidémie, sous réserve que de nouvelles informations soient vérifiées.
Les chiffres actuels, publiés par l’UKHSA, font état de 22 cas d'infection invasive à méningocoque B dans la région, mais l’institution souligne qu'aucune preuve de transmission due à ce retard n’a été retrouvée. Un total de 10 929 vaccins ont été administrés suite à la campagne de vaccination ciblée mise en œuvre par les autorités.
Il est notable que la majorité des cas recensés sont liés à des fréquentations du Club Chemistry, une discothèque populaire parmi les étudiants à Canterbury. Les deux personnes décédées sont une adolescente de 18 ans et un étudiant de 21 ans, suscitant des préoccupations concernant la sécurité sanitaire dans le milieu universitaire.
De plus, un cas suspect a été signalé en France, ce qui a conduit à des préoccupations croissantes parmi les autorités sanitaires françaises et britanniques. Le ministère de la Santé français a été prévenu le 12 mars et une coordination entre les deux pays se poursuit.







