Nicolas Zepeda, un Chilien de 35 ans, a été juge ce 26 mars à Lyon pour le meurtre de son ex-petite amie, Narumi Kurosaki, qui a disparu en 2016 à Besançon. Le corps de la victime n'a jamais été retrouvé, mais la cour a conclu qu'il avait agi avec préméditation, motivé par la jalousie. "Il a fait disparaître son corps", a déclaré Eric Chalbos, le président de la cour d'assises du Rhône.
Il a été établi que l'assassinat a eu lieu dans la chambre 106 de la résidence étudiante de Narumi, où elle était étudiante. Selon le magistrat, Nicolas Zepeda aurait suffoqué la jeune femme, probablement par strangulation, avant de tenter de dissimuler son corps dans une valise et de l'emporter potentiellement dans une forêt.
Cette condamnation à perpétuité est plus sévère que les réquisitions de l'avocat général, qui avait suggéré une peine de 30 ans de réclusion. Ce procès était le troisième pour Zepeda, dont les précédentes sentences de 28 ans avaient été annulées en raison de vices de procédure.
Extrader du Chili en 2020, Zepeda a toujours clamé son innocence, affirmant qu'il aimait profondément Narumi. "Je ne l'ai pas tuée", a-t-il réitéré lors du procès. Ce dossier complexe continue de susciter des débats autour de l'absence de preuves directes et des implications psychologiques sous-jacentes de l'affaire. Pour expert, "le verdict démontre la résilience du système judiciaire français face à des affaires ardues, où la recherche de la vérité est au cœur des préoccupations".
Les opinions publiques et les experts continuent de suivre ce cas tristement célèbre, tant pour les enjeux moraux qu'uniques qu'il soulève quant à la justice.







