À la lumière des récents conflits au Moyen-Orient, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a émergé comme une figure centrale du pouvoir. Divers médias américains l'identifient désormais comme un acteur clé dans les négociations potentielles avec la Maison-Blanche. Selon des informations rapportées par Axios et Politico, Ghalibaf pourrait être le contact tant recherché par Donald Trump en Iran.
Aujourd'hui, on peine à cerner l'existence de véritables pourparlers entre Téhéran et Washington. Si Donald Trump affirme que les discussions sont en cours, le pouvoir iranien conteste ces allégations. Par ailleurs, Ghalibaf a lui-même démenti ces rumeurs via ses réseaux sociaux, les qualifiant de "fausses informations" destinées à manipuler les marchés financiers et pétroliers.
À 64 ans, Ghalibaf possède un parcours particulièrement riche, ayant exercé des fonctions militaires éminentes durant la guerre Iran-Irak des années 1980. Son ascension au sein du régime des Mollahs a été marquée par une proximité avec Ali Khamenei, le défunt guide suprême de l'Iran. Après avoir été maire de Téhéran pendant douze ans, il a pris les rênes du Parlement en 2020, où il s'est efforcé de mettre en œuvre des réformes économiques. Son positionnement conservateur et populiste, selon des analystes, le rend attrayant pour certaines factions américaines.
Il semblerait que l'administration Trump voit en lui un potentiel partenaire pour faciliter un cessez-le-feu, une approche inspirée d'autres situations géopolitiques comme celle du Venezuela. Toutefois, malgré des spéculations sur un rapprochement, Ghalibaf reste ferme sur sa position, promettant une "réponse sévère" envers les "agresseurs" et affirmant que l'ordre au Moyen-Orient ne sera pas dicté par Washington.







