Après 21 années derrière les barreaux, Chan Thao Phoumy a été exécuté par les autorités chinoises ce 4 avril. Agé de 62 ans, cet homme avait été condamné à mort en 2010 pour des faits liés au trafic de drogue. Le ministère français des Affaires étrangères a exprimé sa consternation face à cette décision.
"Malgré nos efforts pour obtenir une décision de clémence, les autorités chinoises ont persisté dans leur jugement, exécutant notre compatriote après deux décennies d'emprisonnement", a déclaré le Quai d'Orsay.
Accusé de produire de la méthamphétamine
Né au Laos, Chan Thao Phoumy était lié à un vaste réseau de trafic de drogue, accusé par la justice chinoise d'avoir produit plusieurs tonnes de méthamphétamine entre 1999 et 2003 dans la province du Guangdong.
Arrêté en 2005, Phoumy a d'abord reçu une peine de réclusion à perpétuité, mais son cas a été réévalué avec l'apparition de nouveaux éléments, menant à sa condamnation à mort en août 2010.
Des milliers de condamnés à mort
Dans son communiqué, le Quai d'Orsay souligne que la défense de Chan Thao Phoumy n'a pas eu accès à la dernière audience, une violation des droits, selon eux. La France continue de s'opposer à la peine de mort, appelant à son abolition universelle.
La Chine est souvent critiquée pour sa politique en matière de peine de mort, des milliers d'exécutions ayant lieu chaque année, selon Amnesty International. Le pays demeure le premier au monde en matière d'exécutions, mais les chiffres exacts restent inconnus.
Alors que plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent cette pratique, la communauté internationale reste divisée sur la réponse à apporter à cette situation.







