CAlain Iriart a été élu président de la Communauté d’agglomération du Pays basque (CAPB) avec 119 voix, grâce au soutien décisif de Peio Etxeleku qui a annoncé son retrait après le premier tour. L'ancien président sortant a obtenu 102 voix, une surprise majeure dans le paysage politique local.
Quatre candidats étaient en lice : Jean-René Etchegaray (maire de Bayonne, Renaissance), Peio Etxeleku (maire de Cambo-les-Bains, Parti national basque), Alain Iriart (maire de Saint-Pierre-d’Irube, EH Bai) et Pascal Lesellier (conseiller municipal à Bayonne, extrême droite). Après le dépouillement du premier tour, le suspense était tangible. Etchegaray a fini en tête, mais Iriart a su rapidement fédérer le soutien dont il avait besoin.
Un accord abertzale décisif
Après le premier tour qui a vu Jean-René Etchegaray arriver en tête avec 99 voix contre 80 pour Alain Iriart, Peio Etxeleku a pris la décision stratégique de se désister en faveur d'Iriart, à la surprise générale. Leur accord a ainsi scellé le sort de l’élection. Au final, seulement 17 voix ont séparé les deux candidats finalistes, preuve de la tension qui a régné durant ce scrutin.
Engagement personnel très fort
Ému, Alain Iriart a pris la parole en remerciant ses électeurs et en soulignant le travail accompli par Jean-René Etchegaray : « Je n’aurais jamais imaginé me retrouver ici. Je vais démissionner de mon poste de maire de Saint-Pierre-d’Irube pour me consacrer pleinement à cette mission », a-t-il déclaré. Ce choix est perçu comme un engagement fort envers les habitants du Pays basque.
Peio Etxeleku, bien qu'ayant terminé troisième, ne s'est pas exprimé immédiatement, laissant planer un doute sur ses intentions futures. L'ancien président de la CAPB a d'ailleurs pris soin de souligner l’importance de sa démission comme un acte réfléchi dans le cadre de la politique locale.
Etchegaray « pas amer »
Jean-René Etchegaray a exprimé une acceptation très calme de sa défaite, affirmant : « L’institution doit évoluer selon la volonté démocratique du peuple. » Il a reconnu une désaffection croissante envers son leadership, particulièrement dans l'arrière-pays où certains élus l'ont critiqué pour sa politique jugée trop tournée vers le littoral.
En conclusion, Alain Iriart promet une gouvernance rassemblée, loin des discours politiques polarisants. Au-delà des affiliations, il s'engage à équilibrer le territoire et à répondre aux besoins des différentes communes qui composent cette agglomération dynamique.







