Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé ce jeudi matin sur France Info, à la suite de la mort d'un second militaire français lors d'une embuscade orchestrée par le Hezbollah au Liban.
Ce 23 avril, Jean-Noël Barrot a qualifié l'attaque qui a coûté la vie à deux soldats français de "crime de guerre", en luttant pour la paix face aux hostilités. Il a rappelé que les membres de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont des Casques bleus, "des soldats de la paix qui œuvrent pour réduire les tensions", souligne France Info.
Cette déclaration s'impose dans un contexte de choc, après la mort du caporal-chef Anicet Girardin, blessé gravement dans l'embuscade du 18 avril, où un autre militaire, l'adjudant Florian Montorio, a également perdu la vie.
Un rôle diplomatique de premier plan
Barrot a déclaré : "Tout indique que le Hezbollah porte la responsabilité de ce crime", qualifiant l'attaque d'"atteinte à la communauté internationale".
Dans une déclaration poignante, il a affirmé : "C'est un crime de guerre que de s'en prendre à des Casques bleus présents pour apaiser les tensions et favoriser le désarmement du Hezbollah". Il a insisté sur l'importance de voir les coupables de ces actes "tenus responsables pour leurs crimes".
Le ministre a également souligné le rôle essentiel de la France dans les négociations au Liban, affirmant qu'en son absence, "il n'y aurait probablement pas de cessez-le-feu aujourd'hui" et que les discussions entre Israéliens et Libanais seraient compromise.







