Alors que les prix des carburants ne cessent d'augmenter et que des craintes de pénurie commencent à émaner des consommateurs français, Emmanuel Macron a exprimé un message de confiance lors de sa récente intervention.
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Accompagné du Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, le président français a voulu apaiser les inquiétudes. Selon lui, il n'y a pas de risques de pénurie en Europe. "Actuellement, la situation est maîtrisée, même si nos concitoyens ressentent l'impact des fluctuations des prix mondiaux. Je ne prévois aucune pénurie imminente, car nos efforts se concentrent sur la réouverture du détroit d'Ormuz", a affirmé le chef de l'État lors d'une visite officielle en Grèce.
Parallèlement, les multinationales pétrolières, en particulier TotalEnergies, expriment des préoccupations majeures quant à leurs approvisionnements. Depuis le début des tensions au Moyen-Orient, la société a enregistré une baisse de 15 % de sa production mondiale. Son PDG, Patrick Pouyanné, a mis en garde contre la possibilité d'une crise énergétique globale : "Nous avons épuisé toutes nos réserves de stock. Si cette situation perdure encore deux ou trois mois, nous serons confrontés à une pénurie que certains pays asiatiques vivent déjà. Heureusement, cette situation n'affecte pas encore notre région, car nous avons d'autres sources d'approvisionnement disponibles".
Dans le détroit d'Ormuz, où de nombreux pétroliers se trouvent bloqués, la situation reste critique. Sans un déblocage rapide, près de 20 % des ressources pétrolières et gazières du monde risquent de rester inaccessibles. Pour remédier à cela, TotalEnergies envisage des investissements dans de nouveaux pipelines pour contourner ce passage stratégique. Toutefois, aucune solution rapide ne semble envisageable pour l'instant.







