Le 8 mai, le département d'État américain a annoncé des sanctions visant trois sociétés chinoises, soupçonnées d'avoir fourni des images satellites à l'Iran à des fins militaires. Ce développement intervient alors que Donald Trump s'apprête à se rendre à Pékin la semaine suivante, ajoutant une couche de tension aux relations déjà tendues entre les deux puissances.
Ces sanctions ont été mises en lumière par plusieurs médias internationaux. “Les États-Unis ont imposé des sanctions à trois entreprises chinoises spécialisées dans les satellites commerciaux, car soupçonnées d’avoir apporté leur soutien à l’Iran”, rapporte le Financial Times depuis Londres, se faisant le relai d'un communiqué du département d'État américain.
Les sociétés concernées, The Earth Eye—spécialisée en communications par satellite—, MizarVision, experte en renseignement géospatial, et Chang Guang Satellite Technology, connue pour son imagerie satellite commerciale, ont été accusées d'avoir transmis des images utilisées par les forces iraniennes.
Déjà, mi-avril, il avait été révélé que l'Iran avait secrètement acquis un satellite espion chinois, ce qui a conduit la Maison-Blanche à prendre des mesures.
Bloomberg souligne que, depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, “les États-Unis s'efforcent de restreindre l'accès aux images satellites commerciales, car elles fournissent des informations cruciales pour des offensives militaires”.
Le mois dernier, l'administration Trump avait exhorté les fournisseurs à minimiser la diffusion d'images de certaines zones. Cependant, la Chine, avec son programme d'imagerie commerciale en plein essor, ne semble pas vouloir se conformer aux demandes américaines. Les tensions ne se limitent pas à ce seul domaine, mais s'étendent à d'autres secteurs également.
Le 8 mai, le Trésor américain a également imposé des sanctions à des entreprises accusées de soutenir Téhéran. Parmi celles-ci, South China Morning Post rapporte que Yushita Shanghai International et Hitex Insulation Ningbo sont particulièrement mises en cause, soupçonnées d'avoir contribué à l'approvisionnement en matériel militaire pour l'Iran.
D'autres sociétés basées à Hong Kong sont également dans le viseur, ce qui met en lumière le vaste réseau de soutien à Téhéran en provenance de Chine.
Les exportations chinoises se portent bien
Cette situation coïncide avec un moment crucial pour les relations sino-américaines, où Trump s'apprête à se rendre en Chine les 14 et 15 mai pour une visite d'État. Ce sommet pourrait aborder la question iranienne, selon le New York Times, qui souligne que “le soutien de la Chine à Téhéran est devenu un point de friction majeur avec l'administration Trump”.
Cependant, Xi Jinping arrive en position de force, comme le rapporte le Financial Times, notant que “les exportations chinoises ont augmenté de 14,1 % en avril par rapport à l'année précédente”. Cela démontre que les droits de douane américains n'ont pas eu l'impact escompté.







