La controverse autour de la statue dorée de Jeanne d’Arc, inaugurée à Nice en 2024, fait à nouveau surface. Des représentants de La France insoumise (LFI) ont récemment exprimé leur souhait de la faire retirer, la qualifiant de symbole de l'« extrême droite ».
Cette nouvelle querelle culturelle et politique survient deux ans après l'installation de l'œuvre dans le jardin Jeanne-d'Arc, situé près du quartier de la Libération. Selon Nice-Presse, un responsable de LFI a interpellé le nouvel exécutif municipal dirigé par Éric Ciotti sur les réseaux sociaux, en indiquant qu'il « y a un autre monument à déboulonner », faisant explicitement référence à la statue de Jeanne d'Arc, inaugurée sous la direction de l'ancien maire Christian Estrosi.
Dès son inauguration, la statue avait suscité de vifs débats. De nombreux élus et militants de gauche y voyaient une atteinte à la laïcité, qualifiant l'œuvre de « clin d’œil à l’extrême droite ». À l'époque, la controverse avait même pris une tournure juridique avant que la statue ne soit finalement maintenue.
Érigée dans le jardin Jeanne-d'Arc, à proximité de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, souvent surnommée par les habitants « la meringue », cette sculpture avait été défendue par des partisans d'Estrosi comme un hommage à la figure historique de Jeanne d’Arc.
Une polémique en pleine effervescence
Actuellement, le climat politique est particulièrement tendu à Nice, marqué par des rivalités entre les partisans d'Estrosi et de Ciotti, tandis que la gauche tente de se regrouper autour d'alliances entre écologistes, socialistes et insoumis. Pour les opposants à la statue, Jeanne d’Arc est devenue un emblème récupéré par la droite identitaire et nationale. En revanche, ses défenseurs dénoncent une volonté d'effacer une figure majeure du patrimoine français et niçois.
À ce jour, aucune procédure de retrait n’a été initiée par la municipalité niçoise.







