Clôture de l'instruction sur les assistants parlementaires de LFI : un soulagement pour Mélenchon

LFI respire après la clôture des investigations sans poursuites. Quelles implications ?
Clôture de l'instruction sur les assistants parlementaires de LFI : un soulagement pour Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon. AFP / © Louai Barakat / Hans Lucas

La fin des poursuites semble marquer un tournant pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, alors que l'instruction sur l'affaire des assistants parlementaires européens s'achève sans mise en examen. Selon des informations diffusées par l'AFP, les juges d'instruction ont conclu leurs travaux après près de huit ans de procédures concernant l'utilisation des crédits du Parlement européen.

Cette décision est significative pour La France insoumise, qui avait déjà exprimé sa confiance en une issue favorable. Les seuls à maintenir un statut de témoins assistés sont deux anciens assistants, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, ceci depuis mai 2022. L’enquête, initiée en novembre 2018, visait à déterminer si ces assistants avaient utilisé leur temps de travail à des fins partisanes plutôt que parlementaires.

Une affaire qui remonte à 2017

D'après un communiqué du mouvement, « cette clôture de l’instruction en l’état, sans mise en examen, confirme notre position depuis le début : aucune infraction ne peut nous être imputée ». La France insoumise a également souligné que « huit années d’enquête sur une simple dénonciation n'ont pas abouti à des éléments justifiant une poursuite ».

L’affaire a ses origines dans les alertes de Sophie Montel, députée européenne du Rassemblement national, en 2017. Suite à ses signalements, les investigations se sont étendues à d'autres partis, y compris le MoDem. L’ampleur politique de cette affaire s’est intensifiée suite aux perquisitions au siège de LFI en octobre 2018. Jean-Luc Mélenchon avait alors réagi vivement, affirment devant les caméras : « La République, c’est moi ! ». Cette réaction lui avait valu une condamnation en 2019 à trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d’amende pour rébellion.

Actuellement, d'autres personnalités politiques, dont Marine Le Pen et François Bayrou, sont également impliquées dans des procédures similaires, dont les verdicts sont attendus.

Lire aussi

L'affaire Lyhanna ébranle la popularité de Gérald Darmanin
La popularité de Gérald Darmanin est mise à mal par l'affaire Lyhanna, révélant des lacunes dans le système judiciaire. Découvrez les chiffres et les réactions des experts.
06h19
Un nouvel élan républicain à Damazan avec Natacha Polony et Benjamin Morel
Revivez le deuxième banquet républicain à Damazan avec Natacha Polony et Benjamin Morel, où politiques et citoyens se rencontrent pour discuter de démocratie et d'engagement local.
05h36
Les candidats à la présidentielle prennent position sur l'affaire Lyhanna
L'affaire Lyhanna mobilise les candidats à la présidentielle autour d'éventuelles réformes judiciaires. Peines, moyens et prévention au cœur des débats.
13 juin
Lecornu appelle les ministres à redéfinir leurs priorités budgétaires
Sébastien Lecornu demande aux ministres de corriger leurs demandes budgétaires jugées irréalistes. Une lettre lève le voile sur des priorités à revoir dans le cadre du budget 2027.
13 juin
La culture en déroute : un paysage désenchanté
Découvrez comment la culture française se transforme face aux défis contemporains de l'identité et de la politique.
13 juin
Des magistrats en émoi : l'ultimatum de Darmanin provoque la colère
Plongée au cœur de la colère des magistrats face à l'ultimatum de Gérald Darmanin, un événement marquant pour la justice en France.
13 juin