Pierre Cazeneuve, député des Hauts-de-Seine et vice-président de Renaissance, envisage une réforme audacieuse visant à diminuer les cotisations sociales pour offrir une augmentation de "200 euros nets minimum" à environ 15 millions de Français. En contrepartie, il suggère de réintroduire la taxe d'habitation, d'augmenter la TVA et la CSG.
Cet appel à la réforme a généré de vives discussions. Dans une note adressée à plusieurs personnalités politiques telles qu'Édouard Philippe et Gabriel Attal, Cazeneuve décrit ses intentions de bouleverser le paysage fiscal français en affirmant : "Un électrochoc sinon tout va péter", comme il l’a déclaré au Parisien.
Cazeneuve souhaite mettre à disposition un soutien financier massif de 53 milliards d’euros, ciblant particulièrement les salariés qui subissent une pression croissante dans leurs vies professionnelles et personnelles. Son but est de réduire l’écart souvent frustrant entre salaire brut et salaire net. "C'est à eux qu'on demande de faire des efforts de plus en plus importants", a-t-il ajouté.
En plus d'alléger la fiscalité pour les jeunes familles afin de mieux soutenir leur pouvoir d'achat et leur capacité d'investissement, il propose un ajustement des parts familiales dans le calcul de l’impôt, mais aussi un relèvement du plafond du quotient familial. Cela inclut également une simplification pour les donations des grands-parents vers leurs petits-enfants.
Vers un retour de la taxe d’habitation
Cependant, ces mesures nécessitent des financements. Cazeneuve envisage le rétablissement de la taxe d'habitation pour équilibrer les comptes publics, soulignant que cette taxe avait une base large et touchait l’ensemble de la population, y compris les retraités. "C'est une mesure qui pourrait rétablir une certaine justice fiscale", a-t-il précisé.
En parallèle, il propose d’augmenter la TVA de 20% à 22% et d’augmenter d’un point la contribution sociale généralisée (CSG), tout en préservant les exonérations pour les retraités à faibles revenus. Un équilibre délicat que certains experts jugent risqué, mais qui pourrait être nécessaire selon les dires du député, pour générer un nouveau souffle économique.







