Le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, a récemment envoyé une mise en demeure à Radio France pour sa sous-représentation du Rassemblement National (RN) en journée. Selon l'Arcom, durant la période de janvier à mars, le temps d'antenne consacré aux représentants du RN était significativement inférieur aux normes requises. La radio publique estime, de son côté, qu'il s'agissait d'une « erreur technique ».
Une parole trop nocturne
Selon des statistiques fournies par l'Arcom, près de 60% du temps de parole accordé aux représentants du RN sur France Inter a été diffusé entre minuit et 5h59. Sur France Info, ce chiffre monte à plus de 70% pour la même période. Cette situation a très largement été interprétée comme un manquement aux règles du pluralisme politique, d'autant plus dans un contexte électoral crucial comme celui des élections municipales de mars 2026.
Une erreur technique corrigée
En réponse à ces accusations, Radio France a précisé qu'elle avait changé son logiciel de comptabilisation des temps de parole en janvier. Ce nouveau système n'a pas réussi à faire la distinction entre les périodes de jour et de nuit. « L'erreur a été corrigée », a déclaré un porte-parole de l'institution. Toutefois, l'Arcom a rappelé que ces manquements avaient déjà été notifiés à plusieurs reprises en 2025 et 2026.
De brûlantes échéances
La mise en demeure constitue la dernière étape avant de potentiellement entraîner des sanctions financières en cas de nouvelles violations. La question du pluralisme politique est d'une importance capitale à l'approche de l'élection présidentielle de 2027, d'autant plus dans le cadre de la récente commission d'enquête parlementaire se concentrant sur la « neutralité » et le « financement » de l'audiovisuel public.
Par ailleurs, l'Arcom attend des résultats concernant la chaîne d'information CNews, après avoir été saisie par Reporters sans frontières (RSF) pour des violations de pluralisme en janvier dernier.







