Le vice-président de la Métropole de Lyon, Jean-Michel Aulas, a fait savoir qu'il ne comptait pas se retirer de ses fonctions après la demande de Véronique Sarselli, présidente LR de la Métropole. Cette dernière avait demandé à Aulas et à deux autres élus de se retirer pour respecter la victime présumée et l'institution qu'ils représentent, après qu'une plainte pour viol a été déposée contre Roman Abreu, son ancien directeur de campagne.
Dans un communiqué diffusé le 11 mai, Aulas a affirmé : "Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait car nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours". Il a formulé cette réponse en collaboration avec sa proche, l'élue métropolitaine Laure Cédat.
D'après les déclarations de Sarselli, après une rencontre avec Aulas et d'autres élus, elle a expliqué l'importance de prendre en compte la situation de la jeune militante, qui aurait subi un viol avec soumission chimique, et s'était confiée à des membres de l'équipe d'Aulas en février. "Je leur ai demandé de se mettre en retrait, par respect pour la victime et l’institution", a-t-elle déclaré.
Aulas a confirmé avoir pris connaissance de ces accusations à l'époque, mais a indiqué qu'il avait immédiatement confronté le conseiller impliqué. Ce dernier a soutenu qu'il s'agissait d'une relation "consentie". L'avocate de Roman Abreu, Cosima Ouhioun, a précisé qu'il "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", selon un communiqué relayé par l'AFP.
Cette affaire soulève des questions quant à l'éthique et la responsabilité des élus en matière de comportements inappropriés. Certains experts, comme la sociologue Juliette Moreau, soulignent la nécessité de rester vigilants face à de telles accusations et d'assurer un cadre de travail respectueux et sûr pour tous.







