Le 12 juin, le groupe Coeur Lyonnais a officiellement annoncé que Jean-Michel Aulas mettrait en pause ses engagements au sein du conseil municipal de Lyon, qui est dirigé par le maire écologiste Grégory Doucet. Cette décision est survenue après que des allégations de viol aient été déposées contre le directeur de communication de sa campagne.
Les membres de Coeur Lyonnais, un regroupement d'élus de droite et du centre, se sont réunis pour discuter des implications de cette plainte. Dans un communiqué, Aulas et Laure Cédat, vice-présidente du groupe, ont proposé de se retirer temporairement pour préserver l'unité du collectif.
Des départs notables au sein du groupe
Malgré cette mise en retrait, des tensions ont débuté avec le départ de deux conseillers. Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement, a déclaré à l'AFP : "On ne peut plus siéger avec eux", et a désigné la réunion de crise comme "très dure". Deux jours plus tôt, Aulas avait néanmoins refusé de se retirer de ses fonctions à la Métropole de Lyon, dont il est premier vice-président depuis mars, malgré les pressions de plusieurs membres de la majorité.
Cette crise majeure a éclaté après qu'une militante, liée à la campagne d'Aulas, a déposé une plainte en mai pour des faits remontant à janvier, la concernant et impliquant soumission chimique. Selon le témoignage de la plaignante, elle avait alerté Aulas et ses proches dès février. L'homme d'affaires a alors pris des mesures pour éloigner le directeur de communication de la campagne sans pour autant le renvoyer. L'avocate de ce dernier a affirmé qu'il conteste fermement les accusations.
La réaction des élus souligne un climat tendu au sein du conseil municipal, avec des enjeux éthiques que la politique lyonnaise devra affronter dans les mois à venir. Aulas devra donc naviguer attentivement dans une situation dorénavant embroglée par des accusations sérieuses.







