Le président de l'UDR, Eric Ciotti, a exprimé son souhait d'initier une "montée en puissance sur 9 ans" de la retraite par capitalisation, un projet soutenu par Marine Le Pen qui souhaite instaurer un système de capitalisation "pour ceux qui le peuvent".
"Notre modèle de répartition (...) est devenu insoutenable à long terme", a déclaré le maire de Nice lors d'un colloque organisé par son parti où il a élaboré plusieurs propositions destinées à échelon national.
"Il est possible de jouer sur l'âge de départ à la retraite, mais cette solution ne sera pas pérenne", a mis en garde le député des Alpes-Maritimes, qui avait déjà soutenu le relèvement de l'âge de la retraite à 64 ans avant la suspension de cette réforme par le gouvernement actuel, comme l’a rapporté le journal Le Monde.
"La solution la plus appropriée est d'introduire une dose de capitalisation", a précisé Eric Ciotti, affirmant qu'il soutenait le maintien de la retraite par répartition, avec un "ajout" d'un étage capitalisé.
Il propose une transition progressive, passant de 3 à 9 points consacrés à des fonds de capitalisation, permettant ainsi d'augmenter significativement les pensions.
Eric Ciotti a également soulevé l'idée d'utiliser les surplus du régime de retraites complémentaires Agirc-Arrco pour initier un "fonds de transition" qui faciliterait la mise en place de ce nouveau système.
Le président de l'UDR, qui défend des options plus libérales que celles du RN, évoque également la possibilité de diriger l'épargne existante vers ce fonds de transition.
Marine Le Pen, il y a dix jours, avait indiqué son soutien à une capitalisation "volontaire" au sein des retraites "pour ceux qui le peuvent". Toutefois, elle a reconnu que cela ne suffirait pas, ajoutant que "la priorité doit être la protection des retraites de ceux qui ne peuvent pas activer cette capitalisation volontaire", comme l’a rapporté France Info.







