L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a pris des mesures drastiques en ordonnant, le mardi 23 juin, l’inspection de 16 Airbus A380, dont cinq doivent être examinés en urgence. Cette décision fait suite à la découverte de fissures qui pourraient compromettre l’intégrité structurelle des ailes, comme l’a confirmé le constructeur aéronautique Airbus.
D'après une déclaration d'Airbus, sur les 16 appareils concernés, 15 sont sous l'emprise de la compagnie Emirates et un sous celle de Qantas, la compagnie australienne. Pour Emirates, qui est le plus grand client d'Airbus pour ce modèle avec plus de cent A380 en service, la situation est particulièrement préoccupante. Ces cinq appareils doivent être inspectés dès mercredi, avant leur prochain vol.
Les fissures, pouvant “amenuiser l’intégrité structurelle de l’aile”, avaient été identifiées lors d'inspections mandatées par l'EASA dans une directive datant de décembre 2025. L’intégralité des A380 ayant un “historique de production” similaire a été classifiée comme nécessitant une vérification immédiate.
Airbus s'est engagé à discuter avec l’EASA pour évaluer la nécessité d'éventuelles réparations. Selon des experts du secteur, cette situation démontre l'importance de la vigilance en matière de sécurité aérienne, surtout pour les appareils de transport long-courrier.
Les 11 autres appareils de la liste pourront être inspectés ultérieurement, mais avant leur treizième vol, soit environ 25 cycles de vol, incluant un décollage et un atterrissage à chaque fois.
La communication proactive entre les compagnies aériennes et les autorités de régulation est cruciale dans de telles situations pour assurer la sécurité des passagers. Cette affaire soulève également des questions sur les contrôles de qualité lors de la construction et de la maintenance de ces avions.







