L'évacuation de plus de 11.000 marins, retenus par la fermeture du détroit d'Ormuz, a commencé, offrant un signe d'espoir pour la resolution du conflit au Moyen-Orient. Malgré cette avancée, les tensions entre l'Iran et les États-Unis demeurent intenses, notamment sur la question nucléaire.
L'Organisation maritime internationale (OMI), une agence des Nations Unies, a annoncé le début des opérations d'évacuation en collaboration avec l'Iran, Oman et d'autres nations de la région, ainsi qu'avec l'industrie maritime internationale.
Cette annonce est un soulagement pour les marins, qui ont été bloqués pendant des mois depuis le début des hostilités le 28 février, suite à des frappes israélo-américaines sur Téhéran, lesquelles ont causé des milliers de pertes, majoritairement en Iran et au Liban.
La semaine dernière, un protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis a été signé, visant à mettre fin aux combats et à rouvrir le détroit, crucial pour 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial. Sa fermeture a perturbé l'économie mondiale et fait monter les prix du pétrole. Selon les données de Kpler, le trafic maritime a atteint son niveau le plus élevé depuis fin février, avec 37 navires transportant des matières premières.
Les discussions en cours, sous l'égide du Pakistan et du Qatar, visent à parvenir à un accord durable dans un délai de 60 jours renouvelables. Cependant, des divergences persistent, notamment concernant le devenir du détroit d'Ormuz. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rencontré des représentants omanais pour discuter de la gestion de cette voie maritime stratégique.
Un communiqué conjoint entre Oman et l'Iran a souligné qu'une étude des coûts des services de l'administration du détroit serait nécessaire, en rappelant leur souveraineté sur les eaux en question. Ghalibaf a également clarifié que le détroit ne retrouverait pas sa gestion libre d'avant-guerre, mais resterait sous le contrôle iranien.
Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a exprimé la position de Washington, affirmant qu'aucun péage ne serait accepté pour le passage maritime. Chaque partie reste vigilante alors que le président iranien, Massoud Pezeshkian, entame une visite d'État à Islamabad tout en cherchant à apaiser les tensions.
Sur le dossier nucléaire, l'Iran a réaffirmé sa volonté de ne pas laisser l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) inspecter ses installations clés, causant un contraste avec les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé que Téhéran avait accepté des inspections de haut niveau.
Alors que la négociation continue, l'ambassadeur iranien à l'ONU a souligné que son pays resterait le seul décideur quant à l'utilisation de ses fonds, ajoutant une couche de complexité à la situation économique du pays, largement tributaire de ses exportations de pétrole.
Cependant, la violence persiste au Liban, où des frappes israéliennes ont causé deux décès, la tension entre le Hezbollah et Israël continuant d'alimenter le conflit.
Des promesses de résolution pacifique sont faites, mais la situation reste volatile, avec des implications pour l'ensemble de la région et au-delà.







