À partir du 5 janvier 2026, les médecins libéraux ainsi que les cliniques privées lancent une grève nationale d'une durée de dix jours, dénonçant des mesures budgétaires qu'ils jugent largement insuffisantes. Ce mouvement social, qui culminera avec une manifestation prévue à Paris le 10 janvier, entraîne la fermeture de nombreux cabinets et le report d'interventions chirurgicales dans tout le pays.
Les syndicats médicaux, représentant les jeunes générations de praticiens, soulignent que ce mouvement est crucial pour protéger la liberté d'exercice professionnel et garantir des soins de qualité à la population. Un porte-parole de la Confédération des Syndicats Médicaux Français a déclaré : "Ce mouvement sera excessivement suivi", affirmant que plus de 14 500 médecins ont déjà signalé leur participation à la grève.
Les grévistes dénoncent un budget de la Sécurité sociale qui ne répond pas aux besoins croissants des patients, tout en critiquant les nouvelles régulations sur les prescriptions d'arrêts de travail et les baisses de tarifs qui se font sans dialogue social. Ces préoccupations soulèvent des inquiétudes sur l'avenir de la médecine libérale en France et la capacité des médecins à s'installer là où ils sont le plus nécessaires.
Du côté des autorités, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a exprimé dans une interview sur France 2 son souhait d'ouvrir un dialogue tout en surveillant la situation avec des réquisitions possibles si nécessaire. Elle a également précisé que l'hôpital public, déjà sous pression à cause des épidémies hivernales, pourrait être en partie désengorgé grâce à ces débuts de grève.
Les patients déjà hospitalisés continueront à être pris en charge, mais ceux se présentant aux urgences risquent d'être transférés vers l’hôpital public pour toute prise en charge non urgente. Cette situation met en lumière les défis structurels auxquels fait face le système de santé français, alors que des spécialistes appellent à une réflexion approfondie sur l'avenir des soins en France.
En cette période critique, la mobilisation des médecins libéraux pose de nombreuses questions sur la manière dont la santé est financée et organisée. Le débat promet d'être animé, car la santé publique se retrouve au centre des enjeux politiques et sociaux du pays.







