La liberté de la presse représente un socle fondamental de notre démocratie, particulièrement en période de crises ou de remises en question. Aujourd'hui, cette liberté est soumise à des attaques subtilement orchestrées, notamment par des puissances économiques et des mouvements populistes cherchant à affaiblir l'autonomie des médias. Les journalistes font face à des pressions croissantes, allant de la stigmatisation à des menaces directes sur leur travail, ce qui rend leur mission d'objectivité de plus en plus difficile.
Le règlement européen sur la liberté des médias, applicable depuis août 2025, vise à garantir le pluralisme et l'indépendance de l'information au sein des États membres. Cependant, des pays d'Europe de l'Est, comme la Hongrie et la Slovaquie, montrent que les obstacles à une presse libre persistent. Dans ces nations, les régimes illibéraux retiennent souvent les médias sous leur contrôle, les transformant en outils de propagande, comme le souligne Ouest-France.
Chez nous, une rhétorique alarmante commence à se faire entendre : les médias qui ne plairaient pas au pouvoir seraient qualifiés "d'aux ordres" tandis que les journalistes sont fréquemment décrits comme des "militants". Ces accusations visent à saper la confiance du public dans l'information objective et à remplacer les faits, analysés de manière rigoureuse, par des émotions et des rumeurs. L'objectif est clair : préparer le terrain pour une remise en question ouverte de la liberté d'information.
Sans une presse pluraliste et indépendante, la démocratie elle-même est mise en péril. L'information, lorsqu'elle est étouffée ou manipulée par des intérêts plus ou moins avouables, cesse d'avoir sa fonction civique. Une telle situation rend la société vulnérable aux mensonges et aux simplifications qui prolifèrent sur les réseaux sociaux. Pour beaucoup d'experts, comme Michel Derdevet de Confrontations Europe, l'avenir de notre démocratie est intrinsèquement lié à celle de nos médias. Ceci implique non seulement de défendre leur indépendance, mais aussi de veiller à la transparence et à l'exigence déontologique au sein des rédactions.
Protéger les journalistes, c'est protéger la démocratie. À l'avenir, l'unité et la détermination collectives seront essentielles pour contrer ces défis. Il est impératif de ne pas laisser la liberté de la presse devenir une simple notion abstraite mais de la promouvoir activement dans les débats publics. La mobilisation pour une presse libre et diversifiée est un combat primordial pour chaque citoyen.







