Dans un cadre judiciaire tendu, Marine Le Pen, figure emblématique du Rassemblement National (RN), voit son sort examiner à nouveau lors d'un procès en appel qui a débuté le 13 janvier. Sébastien Chenu, vice-président du parti et député du Nord, a pris la parole pour défendre l'ancienne candidate à la présidence, arguant qu'il n'existe « aucune volonté délibérée de contourner » les règles établies par le Parlement européen.
Le jugement de première instance a été particulièrement sévère, condamnant Marine Le Pen à cinq ans d'inéligibilité, assortis de quatre ans d'emprisonnement, dont deux sous bracelet électronique, ainsi qu'une amende de 100 000 euros pour détournement de fonds publics. Chenu a précisé : « Marine Le Pen ne doit pas être privée de ses droits en raison d'un désaccord administratif ». Ce point a suscité des réactions partagées parmi les analystes politiques.
D’après plusieurs experts, cette affaire met en lumière des enjeux plus larges concernant la transparence des finances politiques. Patrick Maisonneuve, avocat au Parlement européen, a récemment expliqué que nous sommes « au sommet de l'infraction que l'on peut reprocher à un élu », soulignant la nécessité d'un cadre juridique rigoureux. Alors que le RN espère une atténuation des sanctions, il reste à voir comment la cour d'appel accueillera ces arguments.
Des sources proches du dossier, comme Franceinfo, indiquent que la défense pourrait également plaider l'absence de préjudice réel pour le Parlement européen, un argument délicat au regard des enjeux de confiance publique. La suite du procès promet d’être scrutée attentivement tant par les partisans que par les détracteurs du RN.







