Paris (France) – Face à la montée continue de l'obésité, le gouvernement a récemment dévoilé sa feuille de route pour la période 2026-2030, se concentrant sur une détection précoce, le remboursement des consultations diététiques, psychologiques et l'activité physique adaptée. Cette initiative vise à renforcer la prise en charge des individus touchés par cette pathologie, sans cependant se prononcer sur le remboursement des nouveaux traitements médicamenteux.
Avec environ 18,1 % des adultes français en situation d'obésité en 2024, l'Association française des diabétiques souligne l'urgence de traiter ce fléau au plus vite, en raison des complications graves qui en découlent, telles que le diabète de type 2 et certains cancers. Le ministère de la Santé a déclaré que cette stratégie vise à "consolider les mesures efficaces, corriger les faiblesses et répondre aux attentes croissantes des professionnels de santé et des patients", selon un communiqué.
Les nouvelles orientations comprennent un accent particulier sur la sensibilisation dès la petite enfance, notamment via les PMI et la médecine scolaire, tout en intégrant des parcours coordonnés pour les adultes souffrant d'obésité complexe. D'après le professeur Jacques Frisch, spécialiste en endocrinologie à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, "la prévention précoce est cruciale pour éviter le développement de complications graves à l'avenir".
Depuis 2025, la France compte 42 centres spécialisés pour la prise en charge de l'obésité, et ce nombre continuera d'augmenter pour s'assurer d'une couverture adéquate sur tout le territoire. Des parcours spécifiques seront également développés pour les enfants et les patients candidats à la chirurgie bariatrique.
En ce qui concerne les traitements médicamenteux, bien que la feuille de route reconnaisse leur efficacité potentielle, le remboursement par l'Assurance maladie reste en attentes de négociations entre l'État et les laboratoires pharmaceutiques. "Nous devons garantir aux patients un accès à des traitements efficaces tout en étant vigilants face aux risques de mésusage", a déclaré Stéphanie Rist, ministre de la Santé.
La formation des professionnels de santé demeure une priorité, avec un besoin croissant de spécialistes disponibles, y compris pour la nutrition et le diabète. L'affirmation selon laquelle "chaque patient mérite un accès équitable et adapté à des soins de qualité" résonne davantage alors que cette question de santé publique touche une partie significative de la population française.
Dans ce contexte, plusieurs experts appellent à une approche globale impliquant non seulement des politiques de santé, mais aussi des actions au niveau local pour réduire les inégalités sociales et géographiques en matière d'accès aux soins.







