A deux mois des élections municipales, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a donné le coup d'envoi de sa campagne lors d'un meeting dynamique qui s'est tenu ce samedi au Sucre, une salle prisée dans le quartier en pleine transformation de Confluences. Face à des sondages qui le prédisent largement battu par son adversaire, l'ex-président de l'OL Jean-Michel Aulas, Doucet a su rassembler près de 800 personnes, tentant de montrer que le soutien du peuple pourrait inverser la tendance.
« Quel plaisir de me présenter devant vous en candidat », a déclaré le maire, déclarant sa conviction que l'unité des familles politiques de gauche, écologistes, socialistes et communistes, pouvait faire une différence. Ce rassemblement de forces progressistes visait à démontrer que « lorsqu'elles s'unissent, elles déjouent tous les pronostics », bien que la dissidence de La France Insoumise soit restée en toile de fond.
Doucet a semblé esquiver les attaques directes sur son opposant, évoquant toutefois la promesse controversée d'Aulas d'implanter des doubles voies routières sous Lyon pour réduire la congestion, un projet jugé coûteux et peu praticable, suscitant moqueries dans la salle. En revanche, la députée socialiste Sandrine Runel a énoncé des critiques franches, qualifiant Aulas d'« homme de l'ancien monde », créant un contraste évident entre les visions politiques.
Les derniers sondages d’OpinionWay indiquent qu'Aulas domine les intentions de vote, mais cela n’a pas découragé les partisans de Doucet. Arthur Duvivier, adjoint dans le 3ème arrondissement, a rappelé que les élections de 2020 avaient prouvé que tout était possible. « Les sondages peuvent évoluer », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de maintenir le cap et de croire en une surprise électorale.
À l'image d’Eline, une jeune militante présente, l'énergie spirituelle du meeting était palpable. « Nous avons besoin de montrer que nous sommes ensemble pour une vision commune de notre ville », a-t-elle affirmé. Doucet a centré son discours sur des thèmes majeurs, notamment la sécurité des Lyonnais et le logement, en promettant de maintenir le contrôle des loyers, une mesure souvent critiquée par ses concurrents.
En parallèle, Doucet a souligné l'importance d'un « plan ambitieux » contre le trafic de stupéfiants, un sujet brûlant dans la ville. Amine Kessaci, militant antidrogue de Marseille, est venu témoigner du combat pour la dignité et l'égalité, des valeurs chères au maire écologiste. « Grégory, quand il se bat, il se bat pour notre vie ! », a-t-il déclaré, galvanisant l'audience.
Le meeting de Doucet marque ainsi le début d'une campagne intense et engagée, illustrant que la route vers les municipales s'annonce semée d'embûches, mais aussi pleine d'espoirs pour les partisans des politiques de gauche.







