L'urbanisme semble ne pas être la priorité des électeurs pour les municipales de Bordeaux, mais les conséquences de celui-ci frappent la vie quotidienne. Michel Pétuaud-Létang, architecte de renom, a réuni une partie des candidats le 22 janvier pour discuter d'une éventuelle réforme de l’infrastructure institutionnelle, soulignant que l'avenir de notre environnement urbain dépend de ces décisions.
Selon Pétuaud-Létang, « penser l’urbanisme, c’est réfléchir au logement, aux mobilités et au développement économique », insistant sur l'importance de ces éléments pour le bien-être des citoyens. Cette rencontre a permis de récolter les avis des représentants de six listes candidates, qui ont tous reconnu la nécessité d'une simplification du système, sans toutefois parvenir à un accord sur la forme que devrait prendre cette réforme.
L'architecte, malgré son âge avancé, a su établir une discussion franche entre les candidats, issus d'horizons politiques variés, allant de la Renaissance jusqu'à Reconquête. Pour Thomas Cazenave, un ancien ministre et candidat à la municipale, « les institutions ne conviennent plus à nos modes de vie actuels », appuyant ainsi l'idée d'un retour de la souveraineté aux communes.
Dans un esprit de consensus, Virginie Bonthoux Tournay abonde dans ce sens, plaidant pour un renforcement du pouvoir local, et suggérant que la Métropole devrait se définir comme un appui logistique plutôt qu’un décideur.
Bien que s'accordant sur l'urgence d'agir, les candidats ont divergé sur la manière de mettre en œuvre ces changements. Philippe Dessertine, économiste présent lors de la rencontre, a évoqué la nécessité d’une rationalisation interne et d’une réforme plus pragmatique. En réponse aux idées de Pétuaud-Létang, il a insisté sur l'importance d'une approche balancée, en soulignant la difficulté pour un maire d’imposer sa vision à ses pairs.
Les candidates ont tous convenu de la nécessité d'une simplification, sans pour autant s'accorder sur le modèle propositionnel avancé par Pétuaud-Létang. Ce dernier, satisfait de ce débat constructif, espère que les élus travailleront ensemble pour dépasser les limites traditionnelles de la Métropole, et pensent à l’avenir de Bordeaux pour les générations à venir.







