À l'approche des élections municipales du 15 mars 2026 à Rennes, Lutte Ouvrière se mobilise autour de sa tête de liste, Sandra Chirazi. Cette statisticienne de 48 ans, déjà active lors des précédentes élections en 2020 et candidate aux législatives, s'engage à défendre les intérêts des travailleurs face aux enjeux capitalistes. Selon France Bleu, onze listes s'affronteront lors de ce scrutin.
Une voix pour les travailleurs
Sandra Chirazi souhaite mettre en lumière les préoccupations des travailleurs, souvent ignorés dans le débat public. "Notre objectif est de faire entendre la voix de ceux qui créent les richesses dans notre société, mais qui sont souvent réduits au silence", explique-t-elle. "Il est crucial que les travailleurs s'affirment, peu importe leur origine ou leur profession, car leurs intérêts sont fondamentalement en opposition à ceux des grands capitalistes qui dominent les décisions sociopolitiques."
Un vote pour la prise de conscience
Interrogée sur l'impact que peut avoir un vote local, Chirazi estime que c'est un premier pas : "C'est une opportunité pour nous, travailleurs, de réaliser notre force collective. Nous avons besoin de représentants qui comprennent nos luttes", souligne-t-elle, référant au rôle d'élus comme ceux à Saint-Jacques-de-la-Lande qui soutiennent les propositions ouvrières.
Des mesures concrètes à Rennes
Les enjeux actuels à Rennes, notamment les salaires insuffisants qui ne suivent pas l'augmentation des prix, sont au cœur de son programme. Bien que la question des salaires ne relève pas directement du conseil municipal, Chirazi plaide pour une indexation sur l'inflation comme solution vital pour les travailleurs locaux, surtout face aux licenciements récents à Carrefour Alma.
Les conditions de travail se détériorent, ce qui exacerbe l’insécurité sociale. La candidate dénonce les choix politiques qui favorisent les dépenses militaires aux dépens des secteurs comme la santé et l'éducation, impactant gravement la vie quotidienne des Rennais.
Une approche différente sur la sécurité
Concernant la sécurité, Sandra Chirazi fait valoir qu’augmenter le nombre de policiers ne résoudra pas les problèmes d'insécurité. "Les véritables causes de la délinquance résident dans la pauvreté et le sentiment d'abandon dans les quartiers populaires. Il est essentiel d'apporter des solutions socio-économiques durables, plutôt que de renforcer la répression", affirme-t-elle.
Elle remarque également la montée des idées d'extrême droite, souvent alimentées par les promesses non tenues des partis de gauche au pouvoir. "Il est urgent de rassembler les travailleurs, d'où qu'ils viennent, pour défendre leurs intérêts communs contre ceux des grandes entreprises", conclut Chirazi.







